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Comment entretenir son flipper ?

· Lazarvs

Comment entretenir son flipper ?

COMMENT ENTRETENIR SON FLIPPER ?

Acheter un flipper, c’est accueillir chez soi une machine dont le principe consiste à projeter une bille d’acier contre des caoutchoucs, des cibles, des rampes, des poteaux et des mécanismes pendant des milliers de parties. L’objet est magnifique, parfois très coûteux, bardé d’électronique et de mécanique de précision, puis on lui confie une sphère métallique lancée à pleine vitesse. Il fallait y penser.

Cette réalité ne doit pourtant pas transformer la possession d’un flipper en contrat d’entretien aéronautique. Une machine domestique correctement entretenue ne réclame ni démontage permanent ni remplacement compulsif de ses composants. Elle demande surtout qu’on la connaisse. Un flipper joué cinq parties par semaine dans une gameroom propre ne subit évidemment pas les mêmes contraintes qu’une machine exploitée plusieurs heures par jour. Fixer arbitrairement un remplacement des billes tous les six mois ou des caoutchoucs toutes les 500 parties donne l’illusion d’une méthode, pas nécessairement celle d’un bon entretien.

Le principe qui guidera donc tout ce dossier est beaucoup plus simple : observez, nettoyez, diagnostiquez et intervenez lorsque l’état réel de la machine le justifie. Votre flipper vous fournit en permanence des informations sur sa santé. Encore faut-il apprendre à les lire.

COMMENCEZ PAR LE MANUEL, PAS PAR LE PLACARD DE LA CUISINE

Avant de demander à Internet si le produit miracle utilisé par Gérard depuis 1997 peut être appliqué sur votre plateau, commencez par consulter la documentation de votre machine. Les fabricants fournissent selon les modèles des informations sur l’installation, les réglages, les diagnostics, les références de pièces et certaines procédures d’entretien. Les architectures et les matériaux ont évolué, tout comme les finitions des plateaux. Une méthode valable sur une machine ne devient pas universelle parce qu’elle a fonctionné une fois.

Cette précaution devient essentielle lorsqu’un produit doit entrer en contact avec le plateau. Nettoyer, dégraisser et polir sont des opérations différentes. Un produit adapté à une surface peut être déconseillé sur une autre, et un plateau moderne ne doit pas automatiquement recevoir le traitement appliqué depuis trente ans à une machine ancienne. Si vous ignorez ce que contient le produit, son action sur la finition ou les recommandations applicables à votre machine, refermez le flacon. L’expérience scientifique peut attendre.

APPRENEZ D’ABORD À REGARDER VOTRE MACHINE

Une grande partie de l’entretien commence sans outil. Vous connaissez progressivement la puissance de vos batteurs, le bruit d’un VUK, la manière dont une rampe renvoie la bille, la vibration normale d’un toy ou la violence habituelle d’un bumper. Cette connaissance quotidienne constitue votre meilleure référence.

Un jour, le batteur droit peine davantage sur une rampe. Une autre fois, un élément métallique commence à vibrer. Une bille présente des marques, un rubber se fendille ou une vis devient visible là où vous ne l’aviez jamais remarquée. Ce sont ces variations qui doivent attirer votre attention. Pas nécessairement pour démonter immédiatement la machine, mais pour comprendre ce qui a changé.

Un flipper avertit souvent avant de tomber réellement en panne. Le propriétaire attentif intervient sur un symptôme. Celui qui ne regarde jamais finit par intervenir sur ses conséquences.

LE PLATEAU | NETTOYEZ AVANT DE DEVOIR EXCAVER

À chaque partie, la bille transporte des résidus. Les caoutchoucs s’encrassent, les zones de contact accumulent des dépôts et cette fameuse poussière noire finit par apparaître autour des éléments les plus sollicités. Rien d’anormal. Le problème commence lorsqu’on lui laisse plusieurs années pour développer sa propre civilisation.

Un nettoyage léger réalisé lorsque le plateau commence à en avoir besoin vaut mieux qu’une grande opération de sauvetage tardive. Retirez la vitre, sortez les billes lorsque la procédure l’exige et travaillez par zones. Ne regardez pas uniquement le centre du plateau parce qu’il est facile d’accès. Les entrées de rampes, les couloirs, les posts, les targets et les passages sous certains décors sont précisément les endroits où les dépôts aiment s’installer.

Si un nettoyage plus poussé exige de retirer une rampe ou quelques éléments, photographiez avant de démonter et rangez la visserie par zone. Il est très facile de se laisser convaincre par sa propre flemme que l’on se souviendra parfaitement de la position de chaque entretoise. Cette confiance résiste généralement jusqu’au moment où trois vis restent sur la table, une invention que l'on doit d'ailleurs au designer IKEA mais qui normalement ne doit pas être votre cas avec votre flipper.

LES BILLES | LE CONSOMMABLE QUI TOUCHE TOUT

Une bille coûte peu par rapport au plateau sur lequel elle circule et elle touche presque tout. Rampes, guides, posts, targets, batteurs et surface de jeu, elle parcourt votre machine entière avec une remarquable absence de délicatesse comme mon fils qui se jette sur le canapé du salon.

Inspectez donc les billes sous un bon éclairage. Une surface propre et parfaitement saine n’a aucune raison d’être remplacée simplement parce qu’une date arbitraire vient d’arriver. En revanche, corrosion, piqûres ou dégradations visibles justifient de les sortir du jeu. Une bille détériorée continuera sinon à parcourir l’ensemble du plateau pendant que vous attendez qu’elle vous fournisse une deuxième raison de la remplacer.

Attention tempête émotionnelle en approche pour certains lecteurs : le bon intervalle de remplacement n’est donc pas « tous les X mois » ou « tous les X parties » c'est complètement débile. On inspecte, puis on décide. Cette logique reviendra souvent dans ce dossier parce qu’elle évite aussi bien la négligence que l’entretien compulsif.

LES CAOUTCHOUCS NE SERVENT PAS SEULEMENT À ÊTRE PROPRES

Les rubbers encaissent continuellement les impacts de la bille. Leur surface se salit, leur matière vieillit et leur comportement peut évoluer. Profitez d’un nettoyage pour rechercher fissures, détériorations ou perte manifeste de leurs propriétés. Lorsqu’ils sont usés, remplacez-les.

Mais choisissez ce que vous installez. Matière, dureté, dimensions et configuration influencent la vitesse de la bille et la manière dont elle rebondit. Un changement de caoutchoucs peut donc modifier sensiblement les sensations d’une machine. L’objectif n’est pas simplement de poser quelque chose de neuf qui possède approximativement la forme d’un anneau.

Un remplacement complet ouvre en outre temporairement plusieurs zones habituellement difficiles d’accès. Nettoyez-les avant de tout remonter. Puisque vous avez réussi à retenir quelle vis allait où, autant rentabiliser l’exploit.

LES BATTEURS | VOTRE PREMIER INSTRUMENT DE DIAGNOSTIC EST LE SHOT

Vous connaissez cette rampe. Vous la passez régulièrement. Puis elle commence à devenir plus difficile à atteindre. Avant d’entamer une remise en question existentielle de votre niveau de jeu, observez le batteur.

Les flippers travaillent énormément et plusieurs de leurs composants sont soumis à l’usure. Une perte de puissance, davantage de jeu, un retour moins franc ou un comportement différent constituent des raisons d’examiner leur mécanique. Le diagnostic précis dépend du système utilisé et de ce que vous constatez, il faut donc connaître l’architecture de votre machine avant de commencer à remplacer des pièces.

Le ressenti en jeu possède ici une vraie valeur. L’entretien ne se déroule pas uniquement machine éteinte avec une boîte à outils. Jouer régulièrement permet aussi de repérer qu’un comportement mécanique a évolué. Votre meilleur testeur de batteur reste parfois votre mémoire musculaire.

ÉCOUTEZ CE QUI SE PASSE SOUS LA GLACE

Votre oreille apprend elle aussi la machine. Un diverter possède son bruit, un VUK son impact, un lock son cycle. Après suffisamment de parties, une vibration ou un claquement inhabituel devient immédiatement perceptible.

Lorsqu’un mécanisme change de son, regardez-le fonctionner. Vérifiez son mouvement, ses fixations et son cycle. Toys motorisés, diverters, VUK et locks doivent travailler sans résistance ou comportement anormal.

« ça fait du bruit » ne signifie pas automatiquement « il faut mettre de l’huile ». Certains mécanismes ou certaines zones ne doivent pas recevoir de lubrifiant d'autres oui. Un produit inadapté peut en outre retenir la saleté et déplacer le problème plutôt que le résoudre. Identifiez d’abord la cause, consultez ensuite la documentation, intervenez enfin. Dans cet ordre, la mécanique vous en remerciera silencieusement. Ce qui, venant d’une mécanique, reste généralement bon signe.

LES DIAGNOSTICS | ARRÊTEZ DE DEVINER, DEMANDEZ À LA MACHINE

"Pour savoir d'où vient le vent, il faut mettre son doigt dans le cul du coq !" Alors ça fonctionne très bien dans l'univers de Kaamelott, ou à une soirée d'intégration de grande école mais dans votre gameroom c'est moins pertinent. "Mais évidemment c'est sans alcool !".

Une target est frappée mais rien ne se passe à l’écran. Le problème vient-il du code, du switch, de son réglage ou d’autre chose ? Avant de plier le premier contact venu jusqu’à ce que quelque chose réagisse, ouvrez les diagnostics.

Les machines électroniques disposent de menus permettant, selon leur génération et leur fabricant, de contrôler switches, bobines, éclairages, sons et mécanismes. Un switch test permet par exemple de vérifier immédiatement si la machine détecte correctement l’activation d’un élément. Vous transformez alors un vague « ça ne marche plus » en information exploitable.

Prenez également l’habitude de lancer les tests après une intervention. Vous avez démonté une rampe pour nettoyer, retiré un connecteur ou remplacé une pièce ? Contrôlez la zone avant de remettre la vitre. Cinq minutes de diagnostic valent mieux qu’un nouveau démontage parce que vous avez découvert pendant votre meilleure partie que le connecteur du mécanisme était toujours posé à côté.

UN FLIPPER VIBRE. SES VIS AUSSI.

Batteurs, bumpers, slingshots, bobines, moteurs et impacts répétés produisent des vibrations. À force, certaines fixations peuvent prendre du jeu. Pendant un nettoyage, profitez de l’accès au plateau pour observer les posts, guides, rampes, plastics et mécanismes. Si une pièce bouge alors qu’elle ne devrait pas bouger, cherchez pourquoi. Une fixation desserrée peut modifier l’alignement d’une rampe, provoquer des vibrations ou imposer des contraintes inhabituelles à une pièce voisine. Corriger le problème tôt peut éviter d’en créer un autre. Ne transformez toutefois pas cette recommandation en ordre de serrer chaque vis jusqu’à entendre quelque chose craquer. Certains plastics et assemblages supportent assez mal l’enthousiasme. Vérifier n’est pas massacrer.

SOUS LE PLATEAU | LE CHAOS FINIT PAR DEVENIR LISIBLE

Levez votre premier plateau et vous découvrirez un paysage assez remarquable de bobines, fils, switches, cartes, connecteurs et mécanismes. La première réaction consiste souvent à le reposer délicatement en espérant que personne n’ait remarqué.

Regardez pourtant. Sans toucher à quoi que ce soit, commencez simplement à identifier ce que vous connaissez déjà depuis le dessus. Voici le batteur. Voici le VUK. Voici la bobine qui actionne ce mécanisme. Cette correspondance entre ce que vous voyez sous et sur le plateau est l’une des meilleures façons d’apprendre progressivement l’anatomie de votre machine.

Pendant une inspection, recherchez surtout ce qui paraît inhabituel : fil détaché, connecteur déplacé, vis tombée, pièce desserrée, trace anormale ou élément manifestement mal positionné. Vous n’avez pas besoin de savoir réparer une carte électronique pour comprendre qu’une vis libre dans la caisse n’a vraisemblablement pas été installée là par le designer.

LA VITRE MÉRITE MIEUX QU’UN COUP DE CHIFFON DE TEMPS EN TEMPS

Une vitre sale peut donner l’impression que le plateau lui-même manque d’éclat. Nettoyez donc ses deux faces avec une méthode compatible avec le verre installé sur votre machine. Ce point mérite davantage d’attention lorsqu’il s’agit d’une vitre antireflet ou bénéficiant d’un traitement spécifique, certains produits pouvant ne pas convenir.

Profitez-en pour nettoyer également le fronton, la caisse, les pieds et les surfaces extérieures avec des méthodes adaptées à chaque matériau. Artwork imprimé, peinture, métal, plastique et écran n’ont aucune raison de recevoir indistinctement le même produit. Quant à la vitre elle-même, manipulez-la comme ce qu’elle est : une grande plaque de verre lourde située au-dessus d’un objet valant plusieurs milliers d’euros. L’équation possède déjà suffisamment de variables.

VOTRE GAMEROOM EST LE PREMIER ENTRETIEN PRÉVENTIF

Vous pouvez nettoyer votre machine avec une rigueur admirable et lui offrir malgré tout un environnement médiocre. Humidité excessive, poussière, fortes variations de température et exposition prolongée au soleil influencent son vieillissement. Une pièce propre, sèche et raisonnablement stable constitue donc déjà une forme d’entretien. Portez notamment attention à l’exposition directe au soleil lorsque la machine se trouve près d’une baie vitrée. Les éléments graphiques et certaines surfaces n’ont rien à gagner à recevoir quotidiennement le même traitement pendant des années.

C’est l’entretien le plus simple de ce dossier : ne rien démonter, ne rien acheter et ne rien régler. Il suffit d’offrir à la machine un endroit correct pour vivre.

UNE MACHINE STOCKÉE N’EST PAS UNE MACHINE FIGÉE DANS LE TEMPS

Un flipper, c'est un peu comme les bagnoles : il faut que ça roule. Il peut rester plusieurs mois sans être allumé et continuer malgré tout à subir son environnement. Les conditions de stockage comptent donc, notamment l’humidité et la température.

Avant de remettre en service une machine immobilisée pendant une longue période, faites une inspection générale. Regardez les câbles, les mécanismes accessibles, les billes et recherchez des traces de corrosion ou de détérioration. Certaines générations anciennes nécessitent également une attention particulière concernant les piles présentes sur les cartes électroniques et le risque de fuite.

Ne considérez donc pas le bouton ON comme la première étape d’une remise en route. Quelques minutes d’inspection constituent une introduction beaucoup plus élégante.

L’ENTRETIEN PRÉVENTIF NE CONSISTE PAS À TOUT REMPLACER

Attendre qu’un rubber casse complètement, qu’une bille soit profondément attaquée ou qu’une fixation finisse par se détacher n’apporte aucun bénéfice. Lorsque l’usure est clairement identifiable, intervenez.

L’inverse serait pourtant tout aussi absurde. Remplacer régulièrement des composants parfaitement fonctionnels sous prétexte que « ça fait un an » ne constitue pas davantage une méthode. Une machine domestique n’a pas besoin d’être placée sous assistance médicale permanente. Remplacez ce qui est usé. Réglez ce qui en a besoin. Nettoyez ce qui est sale. Laissez tranquille ce qui fonctionne correctement. Voilà déjà un programme d’entretien remarquablement complet.

ALORS, TOUS LES COMBIEN ?

C’est généralement la question que l’on voudrait résoudre par un joli tableau : billes tous les X mois, plateau tous les X parties, rubbers tous les X ans. Le problème est qu’un tel calendrier ignore l’usage et l’environnement de la machine.

Utilisez plutôt des repères. Regardez régulièrement les billes et le plateau. Lorsque des dépôts apparaissent, nettoyez. Pendant le nettoyage, inspectez les caoutchoucs et les fixations accessibles. Si un mécanisme change de comportement, diagnostiquez-le sans attendre la prochaine date symbolique. Réservez les inspections plus approfondies aux moments où l’usage ou l’état de la machine les rendent pertinentes. Le nombre de parties peut servir d’indicateur plus pertinent que le nombre de mois, mais l’état réel reste le meilleur arbitre. Votre machine ne sait pas que nous sommes en avril. Elle sait en revanche parfaitement qu’elle vient d’encaisser sa dix-millième bille.

VOTRE PREMIÈRE BOÎTE À OUTILS N’A PAS BESOIN DE RESSEMBLER À CELLE D’UN TECHNICIEN

Quelques outils correctement choisis suffisent pour commencer. Lisez l'article consacré à ce besoin dans PX Academy. Tournevis adaptés à la visserie de vos machines, matériel de nettoyage, quelques consommables et les outils nécessaires aux petites opérations que vous savez réellement effectuer constituent une base bien plus utile qu’une valise de 180 pièces dont 174 resteront mystérieuses.

Construisez votre équipement à mesure que vos besoins apparaissent. Vous comprendrez progressivement quels outils reviennent régulièrement et quelles pièces courantes méritent d’être conservées. Privilégiez surtout des outils adaptés. Une mauvaise pince ou un tournevis incorrect peut transformer une intervention de trente secondes en quinze minutes d’un vocabulaire que PX Academy ne documentera jamais.

Pour l’électricité et l’électronique, la règle change : matériel approprié, connaissances appropriées, intervention appropriée. Les trois vont ensemble.

PHOTOGRAPHIEZ. MÊME QUAND VOUS ÊTES CERTAIN DE VOUS SOUVENIR.

Surtout quand vous êtes certain de vous souvenir ! La c'est juste votre flemme qui s'exprime. Et dans quelques heures ce sera votre colère.

Avant un démontage comprenant plusieurs éléments, prenez quelques photographies. Position des entretoises, ordre des pièces, orientation d’un support, passage d’un câble : ce qui paraît évident avant le démontage peut devenir étonnamment abstrait quarante-cinq minutes plus tard. Rangez également la visserie par zone ou par étape. Quelques sachets ou petits récipients identifiés suffisent. Vous n’avez pas besoin d’une procédure industrielle, simplement d’éviter de terminer avec un puzzle dont certaines pièces possèdent un filetage.

ÉLECTRICITÉ | ICI, ON ARRÊTE D’APPRENDRE EN ESSAYANT

Un flipper contient des circuits électriques et des mécanismes capables de mouvements rapides et puissants. Pour les interventions à l’intérieur de la machine, respectez les procédures de sécurité correspondant à l’opération. Lorsque celle-ci le nécessite, éteignez et débranchez le flipper.

Certains diagnostics nécessitent naturellement que la machine reste alimentée. Cela ne vous autorise pas à intervenir au hasard sur les zones électriques ou mécaniques pendant qu’elles sont sous tension. Si vous ne maîtrisez pas l’intervention, consultez la documentation ou faites appel à quelqu’un qui la maîtrise.

Même logique avec les fusibles. Leur type et leur valeur correspondent à la protection prévue pour le circuit. Si un fusible saute à répétition, installer une valeur supérieure pour « voir si ça tient » revient à supprimer une partie de la protection sans avoir identifié la panne. Remettez la référence spécifiée et cherchez la cause. Si vous ne savez pas la chercher, arrêtez-vous là.

Un tutoriel de trois minutes peut être très instructif. Il ne délivre toujours pas de qualification en électronique.

VOUS INSTALLEZ DES MODS ? CONSERVEZ L’ORIGINAL

Shooter rod, plastics, haut-parleurs, décors et autres éléments remplacés lors d’une personnalisation méritent d’être conservés lorsqu’ils peuvent l’être. Vous pourrez vouloir revenir à la configuration d’origine ou remettre la machine dans cet état lors d’une revente.

Rangez chaque pièce correctement et indiquez à quelle machine elle appartient. Cela semble superflu lorsque vous n’avez qu’un flipper. Après plusieurs années et plusieurs machines, « je reconnaîtrai forcément cette pièce » devient une théorie étonnamment fragile comme une partie de la société aujourd'hui. Un sachet, une étiquette, le nom de la machine. Trois secondes aujourd’hui peuvent éviter une enquête archéologique dans cinq ans et ne vous fait pas passer pour un mâle alpha en recherche de contrôle toxique sur son environnement. Vous êtes juste malin et vous savez anticiper.

SAVOIR FAIRE, C’EST AUSSI SAVOIR NE PAS FAIRE

Vous n’avez aucune obligation de devenir technicien parce que vous possédez un flipper. Bien loin de là. Apprendre à nettoyer un plateau, changer des consommables, utiliser les diagnostics et comprendre progressivement les mécanismes est déjà extrêmement utile. Refaire une carte électronique ou démonter un mécanisme complexe relève d’un autre niveau de compétence.

Lorsqu’un problème dépasse ce que vous maîtrisez, touche une zone électrique que vous ne comprenez pas ou nécessite une intervention dont vous ne pouvez pas évaluer les conséquences, faites appel à quelqu’un de compétent. Connaître ses limites n’est pas renoncer à apprendre. C’est éviter qu’une panne à cinquante euros n’acquière soudain un zéro supplémentaire.

N'oubliez pas : j'ai créé Pinball Xperience pour vous aidez, pour que vous m'aidiez, pour que nous puissions tous apprendre les uns des autres et transmettre passion et connaissance alors n'hésitez pas à demander de l'aide. Personne ne se moquera de vous, personne ne va vous humilier. Je n'ai pas peur de me salir les mains pour mettre de l'ordre et garantir la meilleure expérience possible.

UN FLIPPER ENTRETENU DOIT RESTER UN FLIPPER SUR LEQUEL ON JOUE

L’entretien finit par devenir une routine. Vous retirez la vitre, regardez naturellement l’état des billes, repérez les dépôts, connaissez le bruit des mécanismes et savez utiliser les diagnostics lorsqu’un comportement vous paraît inhabituel. Vous intervenez lorsqu’il existe une raison d’intervenir.

C’est aussi le point d’équilibre à conserver. Une machine parfaitement entretenue mais continuellement ouverte sur tréteaux a perdu une partie de son intérêt. Le but n’est pas de maintenir votre flipper dans un état théorique de perfection en évitant soigneusement tout ce qui pourrait l’user, à commencer par jouer dessus.

Un flipper propre, correctement réglé et mécaniquement sain joue mieux. L’entretien sert finalement cet objectif beaucoup plus simple : conserver la machine suffisamment longtemps et suffisamment bien pour continuer à lui faire subir ce pour quoi elle a été construite.

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Lazarvs

L’auteur

Lazarvs

Fondateur de Pinball Xperience. Joueur. Collectionneur. Créateur. Le flipper comme jeu, culture et industrie. PLAY. LEARN. CONNECT.

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