Flipper : la boite à outil du débutant
· Lazarvs

Alors oui, vous avez raison j'ai mis tout mon savoir faire, mon bon gout et mes réf dans cette vignette mais c'est pour la bonne cause ! Car le but étant que mes articles soient lu et vous aide, laissez moi vous dire que vous avez certainement sous les yeux, après les avoir déviés de la vignette, l'article le plus plus important pour quelqu'un qui veut acheter son premier flipper c'est : la bricoleuse euuuhh... oups.... je m'égare, non pas du tout pardon, lapsus ! C'est : la boite à outils !
Votre premier flipper vient d’arriver. Il est installé, nivelé, branché et vous avez déjà consacré un temps parfaitement déraisonnable à regarder la bille circuler sur le plateau (playfield pour les intimes). Et puis bam, premier bruit suspect, qui vous replonge dans ce moment un peu gênant de votre enfance où vous entendez un truc couiner derrière la porte de la chambre de vos parents, à la fois humain et mécanique, mais avec l’innocence du moment, vous dites : « Papa, maman, y a un truc qui grince dans votre chambre ! » Et là, bizarrement, le bruit s’arrête et, miracle, la vie reprend son cours…
Ben le flipper, c’est un peu pareil, sauf la fin. Le bruit, lui, reste et vous allez devoir ouvrir la porte, cette fois-ci celle de la coin door, pour aller voir ce qui se passe réellement.
Souvent, très souvent, ce n'est pas grand chose. Une vis se desserre, un écrou tombe sous le plateau, un switch semble ne plus réagir correctement. Le problème il vient après. Vous ouvrez votre caisse à outils et découvrez un marteau grand format, trois tournevis cruciformes trop gros et une clé Allen provenant vraisemblablement d’un meuble acheté il y a huit ans. Bref, pas grand chose qui va pouvoir faire dans la finesse et donc : il va falloir s’équiper.
Posséder un flipper ne nécessite pourtant pas de transformer immédiatement son garage en atelier d’électronicien. Pour l’entretien courant, les réglages simples et les premières interventions, une boîte à outils relativement compacte suffit. Le plus important n’est pas de posséder cinquante outils, mais d’avoir les bons lorsqu’un problème élémentaire se présente. Votre équipement évoluera ensuite avec votre niveau. Vous commencerez avec quelques tournevis, clés, pinces et produits d’entretien. Le multimètre et le fer à souder arriveront plus tard si vous souhaitez apprendre à effectuer davantage de diagnostics et de réparations vous-même.
L’objectif n’est donc pas d’acheter le catalogue complet d’un fournisseur d’outillage avant même votre centième partie. Il s’agit de constituer la première vraie boîte à outils d’un propriétaire de flipper, suffisamment polyvalente pour entretenir sa machine, réaliser les interventions élémentaires et apprendre progressivement sans transformer chaque vis desserrée en appel au SAV.
Commencez par les bons tournevis
Le tournevis reste l’un des outils fondamentaux. Vous rencontrerez différentes vis sur la caisse, le plateau, les décors et certains mécanismes. Un assortiment de plusieurs tailles permet déjà de réaliser énormément d’opérations courantes. Privilégiez des outils de qualité correcte dont les embouts correspondent réellement aux empreintes rencontrées sur vos machines. Un manche confortable et une bonne qualité d’usinage sont beaucoup plus importants qu’une boîte contenant cent cinquante embouts dont cent quarante-huit ne quitteront jamais leur logement.
Cette question de la taille mérite davantage d’attention qu’elle n’en reçoit. Employer un outil approximativement compatible augmente le risque d’abîmer la tête de vis, de glisser sur une pièce voisine ou de rendre le prochain démontage beaucoup plus difficile. Si un tournevis ne s’engage pas correctement dans une empreinte, la solution consiste rarement à appuyer dessus avec davantage de conviction. Identifiez la fixation et prenez le bon outil.
Souvent, les vis des plastiques et des décors sont difficiles d’accès. Privilégiez donc des tournevis longs. Quoi ? Vous voulez une réf ? Bon, allez, prenez le Phillips Screwdriver PH2 x 150 mm. Bientôt en vente ici même, parce qu’il y en a marre de faire gratuitement de la pub aux autres en étant sympa alors que l’ascenseur n’est jamais renvoyé. À force, on finit par comprendre qu’on n’est pas dans un immeuble, mais dans une maison de plain-pied. Avec lui vous faites la quasi totalité des cruciformes sur un flipper.
Les nut drivers deviennent rapidement indispensables
Le nut driver ressemble à un tournevis terminé par une douille. Il permet de serrer et desserrer rapidement les écrous et différentes fixations hexagonales que l’on retrouve abondamment dans un flipper. C’est typiquement l’outil que beaucoup de nouveaux propriétaires ne possèdent pas avant leur première machine et qu’ils finissent ensuite par utiliser continuellement.
Plusieurs dimensions peuvent être nécessaires selon les flippers. Le système de mesure utilisé peut également varier selon le fabricant, l’origine et la génération. Consultez la documentation de vos machines et identifiez les dimensions réellement présentes plutôt que d’acheter au hasard. Un jeu correctement choisi rend les interventions beaucoup plus rapides et évite surtout la tentation d’attaquer chaque écrou avec une pince. Une fois que vous aurez travaillé avec le bon nut driver dans une zone encombrée du plateau, vous comprendrez pourquoi la pince universelle appartenait à une période plus primitive de votre existence.
Quoi ? Vous voulez une réf ? Bon, allez, prenez le Hexagon Socket Wrench 1/4" x 125 mm & le Hexagon Socket Wrench 5/16" x 125 mm. Bientôt en vente ici même, parce qu’il y en a marre de faire gratuitement de la pub aux autres. La philanthropie, c’est très beau, mais normalement il y a une réduction d’impôts derrière !
Complétez avec des douilles, des clés plates et des clés Allen
Un petit cliquet accompagné de douilles adaptées complète parfaitement les nut drivers. Il devient utile lorsque vous avez besoin de davantage de contrôle, d’un accès différent ou lorsqu’une fixation nécessite un outil plus robuste. Inutile de transporter l’équipement d’un mécanicien poids lourd sous votre playfield. Un ensemble compact couvrant les dimensions réellement présentes sur vos machines suffit largement pour commencer.
Alors, vous commencez à me connaître, la demie mesure c'est pas mon truc, moi j'aime bien le bespoke. Alors je vous mets ici le cliquet que j'utilise mais libre à vous d'en prendre un moins cher.
Quelques clés plates ou mixtes sont également pratiques, notamment lorsqu’un écrou doit être maintenu pendant que vous agissez sur la fixation depuis l’autre côté. Ajoutez enfin un jeu de clés Allen pour les éléments utilisant des vis à six pans creux. Faites particulièrement attention aux standards métriques et impériaux. Certaines dimensions sont suffisamment proches pour donner l’impression qu’une mauvaise clé fonctionne, jusqu’au moment où elle commence à arrondir l’empreinte. Quelques secondes pour identifier la bonne dimension restent moins pénibles que vingt minutes passées à réfléchir à la manière d’extraire une vis que vous venez personnellement de condamner.
Trois pinces couvrent déjà énormément de situations
Une pince à bec long devient rapidement l’une des meilleures amies du propriétaire de flipper. Elle permet d’attraper une petite pièce, maintenir un écrou, récupérer quelque chose dans une zone étroite ou manipuler certains éléments difficiles d’accès. Sous un plateau, l’espace est rarement généreux. Les mécanismes, supports et faisceaux de câbles créent de nombreux endroits dans lesquels vos doigts refusent physiquement d’entrer. Perso j'ai ajouté du caoutchouc sur les deux coté du bec (style joint de plaque chauffante) pour éviter de marquer mes différents élément si je sers un peu fort.
Ajoutez une petite pince coupante si vous commencez à travailler sur certains câblages ou colliers de serrage, puis une pince à dénuder lorsque vous aborderez les petites réparations électriques. Cette dernière n’est pas indispensable pour nettoyer un plateau ou remplacer un caoutchouc, mais devient très utile lorsque vous apprenez à réparer proprement un fil. Avant de couper quoi que ce soit, identifiez évidemment ce que vous avez devant vous. Découvrir que le fil volontairement sectionné n’était pas celui que vous pensiez constitue une excellente initiation forcée à la soudure, mais une méthode pédagogique assez discutable. Il existe même des pinces deux en une comme celle-ci.
Ajoutez quelques outils de précision
Une bonne pince brucelle peut sembler dérisoire au milieu des clés et tournevis, jusqu’à ce qu’une minuscule rondelle tombe exactement dans l’endroit le moins accessible de la machine. Elle permet de manipuler de petites pièces, positionner certains éléments et travailler dans des espaces particulièrement étroits. Un modèle droit suffit pour commencer, éventuellement complété par une version coudée si vous intervenez régulièrement sous le plateau. Perso, déformation professionnelle oblige, je préfère utiliser des pinces clamp. Ayant l'habitude de les manier quotidiennement, j'ai une meilleure dextérité qu'avec les pinces brucelle mais à chacun de voir.
Un petit miroir télescopique d’inspection orientable possède également une valeur étonnante. Certaines zones restent difficiles à observer même avec un bon éclairage. Avant de retirer une rampe entière parce que vous pensez qu’une vis est desserrée derrière elle, le miroir peut permettre de confirmer le problème. Moins vous démontez inutilement, moins vous créez de nouvelles occasions de découvrir à la fin qu’une rondelle reste mystérieusement sur votre table. Pratique, il en existe avec de petit éclairage led.
Achetez une bonne lampe avant d’acheter des outils exotiques
Sous le plateau, dans la caisse ou derrière le fronton, l’éclairage disponible n’est pas toujours suffisant pour travailler correctement. Une petite lampe LED orientable ou une lampe frontale devient donc extrêmement pratique. La frontale possède l’avantage évident de libérer les deux mains, même si elle vous donne immédiatement l’apparence de quelqu’un parti explorer une galerie minière sous son Godzilla.
Un bon éclairage facilite surtout le diagnostic. Vous distinguez mieux une vis, un connecteur, un fil, une fissure ou la position exacte d’un mécanisme. Avant de conclure qu’un problème nécessite un équipement sophistiqué, commencez donc par vous assurer que vous voyez correctement ce que vous faites. Beaucoup d’interventions deviennent étrangement plus simples lorsque la zone concernée n’est plus plongée dans la pénombre.
L’outil magnétique de récupération sauvera votre dos et votre patience
Alors là, le must have ! Vous retirez une vis. Elle tombe. Vous l’entendez rebondir une fois dans la caisse, puis plus rien. Le silence. Elle vient officiellement de rejoindre cette dimension parallèle dans laquelle semblent vivre toutes les petites pièces de flipper disparues.
Un petit outil télescopique équipé d’un aimant peut sauver énormément de temps lorsqu’une vis, un écrou ou une rondelle métallique tombe dans une zone inaccessible. Il ne fonctionne évidemment pas avec toutes les matières et doit être utilisé avec discernement autour des différents composants de la machine, mais pour récupérer une pièce métallique au fond de la caisse, il peut transformer quinze minutes de recherche en quelques secondes. Ce n’est pas l’outil le plus spectaculaire de votre boîte. Ce sera parfois celui que vous aimerez le plus.
Rangez votre visserie au lieu de faire confiance à votre mémoire
Utilisez de petits récipients, boîtes compartimentées ou sachets pour conserver les vis et pièces retirées pendant une intervention. Si vous démontez plusieurs zones, séparez-les. Une petite boîte magnétique peut également être pratique pour certaines pièces métalliques, à condition de l’utiliser dans un environnement approprié et loin des zones où sa présence serait indésirable.
Le petit truc du professeur Pinball : si vous n'avez pas d'aimant, utilisez l'aimant du sub woofer.
Ne posez pas simplement toute la visserie en vrac sur une table en vous disant que vous vous souviendrez parfaitement de l’emplacement de chaque pièce. Vous ne vous en souviendrez pas. Et cette vis légèrement plus longue que les autres avait une raison d’être légèrement plus longue. Une organisation élémentaire au démontage évite énormément de questions au remontage.
Votre smartphone est déjà l’un de vos meilleurs outils
Avant de démonter quelque chose, photographiez-le. Prenez une vue générale puis des gros plans. Photographiez la position des câbles, l’ordre des rondelles, l’orientation d’un mécanisme, le passage des connecteurs et tout assemblage dont vous pourriez oublier l’organisation. Si l’intervention devient plus complexe, quelques photographies supplémentaires coûtent moins cher qu’une heure passée à chercher une image de référence sur Internet.
Votre téléphone devient ainsi votre propre documentation de remontage. La mémoire humaine possède une confiance en elle assez fascinante au moment où l’on retire quatre entretoises différentes. Elle devient beaucoup moins catégorique deux heures plus tard lorsque ces quatre entretoises se retrouvent devant vous et que trois semblent soudain pouvoir aller au même endroit.
Les microfibres doivent rester dans la boîte
Quelques chiffons microfibres propres et réservés au flipper constituent une base évidente. Idéalement, séparez les chiffons selon leur utilisation afin de ne pas transférer involontairement un produit ou des résidus d’une surface vers une autre. Une microfibre ayant servi sur une partie très sale de la machine ne doit pas nécessairement terminer immédiatement son service sur une surface délicate.
Le mot important reste propre. Frotter un plateau avec une microfibre contenant déjà des particules susceptibles de marquer une surface constitue une manière particulièrement élaborée de transformer une opération d’entretien en son contraire. Gardez plusieurs chiffons disponibles, lavez-les correctement et rangez-les à l’abri de la saleté lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
Les produits de nettoyage doivent être choisis pour votre machine
Il n’existe pas un produit universel à appliquer partout dans un flipper. Le plateau, la vitre, la caisse, les pièces métalliques, l’écran et les différents plastiques peuvent nécessiter des méthodes différentes. Les recommandations varient également selon les matériaux, les finitions et les générations.
Votre boîte d’entretien doit donc contenir les produits adaptés à vos machines, choisis à partir de la documentation du fabricant et de recommandations fiables pour les surfaces concernées. Évitez les expérimentations avec le premier nettoyant ménager disponible. Un flipper n’est pas un plan de travail de cuisine équipé de batteurs.
Quelques pinceaux souples réservés à cet usage peuvent compléter le matériel. Ils permettent de retirer délicatement la poussière dans certaines zones difficiles d’accès avant un nettoyage plus approfondi. Un petit souffleur manuel peut également être pratique pour déplacer des particules sans envoyer une pression excessive dans les mécanismes ou l’électronique.
Un niveau numérique permet de régler correctement la machine
Le réglage d’un flipper influence directement son gameplay. La pente et le niveau latéral modifient la vitesse et les trajectoires de la bille. Une machine légèrement inclinée sur le côté peut favoriser certaines trajectoires et rendre d’autres tirs plus difficiles sans que le problème soit immédiatement évident.
Un niveau numérique constitue donc un excellent investissement. Il permet de vérifier l’installation après un déplacement, une modification de la hauteur des pieds ou simplement lorsque le comportement de la bille vous semble inhabituel. Avant d’accuser le designer d’avoir conçu une orbit incapable de fonctionner correctement, assurez-vous que votre machine n’est pas installée avec une géométrie de table de camping.
Le multimètre marque le passage vers le diagnostic
Le multimètre devient essentiel dès que vous souhaitez aller au-delà de l’entretien purement mécanique. Il permet d'effectuer différentes mesures électriques et de contrôler notamment la continuité dans le cadre d’un diagnostic approprié. Pour rechercher un fil interrompu, tester certains fusibles hors circuit ou suivre une procédure de dépannage prévue par la documentation, il devient rapidement indispensable.
Mais posséder un multimètre ne signifie pas automatiquement savoir l’utiliser. Une mauvaise configuration de l’appareil, une mauvaise méthode de mesure ou une intervention dans une zone alimentée sans connaissances suffisantes peuvent présenter des risques pour vous et pour la machine. Apprenez son fonctionnement avant de commencer à poser les pointes de touche partout en espérant que les chiffres affichés finissent spontanément par révéler la panne. L’outil fournit une mesure, l’interprétation reste votre travail.
Le fer à souder arrive lorsque vous êtes prêt à l’utiliser
Les vibrations et mouvements d’un flipper peuvent contribuer à solliciter les connexions au cours de sa vie. Un fil dessoudé fait donc partie des problèmes qu’un propriétaire peut rencontrer. Savoir effectuer correctement une petite soudure devient alors une compétence particulièrement utile.
Un fer à souder adapté, accompagné du matériel nécessaire et utilisé correctement, permet d’effectuer certaines réparations accessibles. Mais la soudure demande un minimum d’apprentissage. Entraînez-vous sur du matériel sans valeur avant d’approcher une pièce coûteuse ou difficile à remplacer. Réparer un fil dessoudé est une compétence accessible. Découvrir simultanément le fonctionnement d’un fer à souder sur une carte électronique de votre flipper constitue un niveau de confiance que la situation n’exige absolument pas.
Si vous commencez à souder, ajoutez également de quoi dessouder proprement. Une pompe ou de la tresse à dessouder permet de retirer de la soudure lors de certaines interventions et de corriger une opération imparfaite. Apprendre à souder implique aussi d’accepter une vérité assez saine : toutes vos premières soudures ne mériteront pas de devenir patrimoine permanent de la machine.
Gardez uniquement les fusibles correspondant réellement à vos machines
Conserver quelques fusibles de remplacement peut être utile, à condition qu’ils correspondent exactement aux caractéristiques spécifiées pour vos flippers. Un fusible possède un calibre et un type déterminés pour protéger un circuit. Il ne doit jamais être remplacé par une valeur supérieure simplement parce que le bon modèle n’est pas disponible.
Si un fusible saute à nouveau après son remplacement, il faut rechercher la cause du problème. Continuer à remplacer des fusibles ou modifier leur valeur ne constitue pas un diagnostic. Le fusible n’est pas l’ennemi qui empêche votre flipper de fonctionner, il est souvent l’élément qui empêche un défaut de transformer une petite panne en événement beaucoup plus intéressant financièrement.
Constituez progressivement un petit stock de consommables
À mesure que vous connaissez vos machines, vous pouvez conserver quelques consommables et pièces courantes réellement utiles : billes adaptées, caoutchoucs spécifiques, fusibles conformes et autres éléments correspondant à votre collection. Ce petit stock permet parfois de résoudre immédiatement une intervention sans attendre une commande.
Inutile cependant de transformer votre première boîte à outils en magasin de pièces détachées. Achetez selon vos besoins et les spécificités de vos machines. Posséder quinze références incompatibles avec votre flipper ne constitue pas de la prévoyance. Cela signifie simplement que vous êtes désormais propriétaire d’un stock dont même votre machine ignore l’utilité.
Colliers, ruban de masquage et étiquettes : les petits détails qui évitent les erreurs
Quelques colliers de serrage peuvent être utiles pour remettre en place certains faisceaux lorsque la configuration de la machine le nécessite. Utilisez-les avec discernement et ne serrez pas les câbles comme s’ils tentaient de s’échapper. Avant de modifier le cheminement d’un fil, regardez également pourquoi il passait par cet endroit. Un détour apparemment inutile peut simplement lui permettre d’éviter une pièce mobile.
Le ruban de masquage et quelques étiquettes deviennent également très utiles lorsque vous déconnectez plusieurs éléments similaires. Un numéro ou une indication sur chaque connexion permet de retrouver rapidement son emplacement. Associée aux photographies prises avec votre téléphone, cette méthode crée une documentation simple et extrêmement efficace. La meilleure erreur de remontage reste celle que vous avez empêchée avant qu’elle existe.
Le pied à coulisse devient utile plus vite qu’on ne le pense
Un petit pied à coulisse n’est pas indispensable pour nettoyer votre premier plateau, mais il devient pratique lorsque vous commencez à identifier des vis, entretoises, caoutchoucs ou autres pièces dont vous ignorez les dimensions exactes. Il permet d’obtenir des mesures beaucoup plus fiables qu’une estimation réalisée avec une règle et beaucoup d’optimisme.
C’est également un outil intéressant lorsque vous commencez à commander davantage de pièces ou à effectuer des interventions plus approfondies. Comme beaucoup d’éléments de cette boîte, il n’a aucune raison d’être acheté immédiatement si vous n’en avez pas besoin. L’équipement doit évoluer avec vos compétences et les opérations que vous réalisez réellement.
Le manuel fait partie de la boîte à outils
Le manuel de votre machine n’est pas un outil au sens mécanique, mais il mérite une place permanente dans votre environnement de travail. Il peut contenir des références de pièces, des schémas, des informations de câblage, des procédures de diagnostic et différentes données propres au modèle.
Conservez une version numérique facilement accessible lorsque le fabricant la fournit. Si vous travaillez régulièrement sur une machine et disposez de la documentation correspondante, vous pouvez également conserver les pages les plus utiles à proximité. Internet contient une quantité gigantesque d’informations et de conseils. Le manuel possède cependant un avantage assez appréciable : il concerne effectivement la machine qui se trouve devant vous.
Ce qu’il faut réellement acheter pour commencer
Vous n’avez pas besoin de tout acheter immédiatement. Pour un premier flipper, concentrez-vous sur un bon assortiment de tournevis, les nut drivers et clés correspondant à votre machine, une pince à bec long, une lampe, quelques outils de précision, des microfibres propres, les produits d’entretien appropriés, des récipients pour la visserie et un niveau numérique. Cet ensemble permet déjà d’assurer une grande partie de l’entretien courant et des petites interventions accessibles à un débutant.
Le multimètre, la pince à dénuder et le matériel de soudure viennent ensuite lorsque vous souhaitez progresser vers le diagnostic électrique et certaines réparations. Achetez-les en même temps que les connaissances nécessaires pour les utiliser. Votre boîte évoluera naturellement avec votre expérience et avec les particularités de votre collection. Cette progression est beaucoup plus pertinente que l’achat immédiat d’une immense mallette générique dont la moitié du contenu ne correspond à aucune fixation de votre machine.
Une boîte dédiée change tout
Une fois votre équipement constitué, rassemblez-le. Une boîte ou une petite servante dédiée au flipper permet de conserver les outils courants, les consommables, les microfibres et les petites pièces au même endroit. Lorsqu’un problème apparaît, vous prenez votre matériel et disposez immédiatement de l’essentiel.
Avec plusieurs machines, votre équipement prendra naturellement de l’ampleur. Un petit espace de travail pourra devenir intéressant et certains outils spécialisés rejoindront progressivement votre collection. Mais pour débuter, une boîte correctement organisée couvre déjà énormément de situations. L’objectif n’est pas de posséder un atelier impressionnant. Il est de ne pas chercher pendant vingt minutes le bon tournevis alors que votre flipper attend ouvert au milieu de la pièce.
Et le WD-40 ? Oui, j’en utilise
Terminons par un produit qui possède l’étonnante capacité de transformer une discussion sur l’entretien d’un flipper en congrès international du cyberharcèlement et du lynchage public : le WD-40. Dès que son nom apparaît, un petit procureur autoproclamé à la fine moustache surgit de l'est, généralement pour expliquer qu’il ne faut « JAMAIS mettre ça dans un flipper », aussitôt rejoint par sa meute de teckels numériques, tous très courageux dès lors qu’ils aboient à quinze derrière un écran. Le plus fascinant reste qu’une fois le vacarme passé et la question la plus élémentaire posée, « pourquoi ? », l’argumentaire fond généralement beaucoup plus vite que leur assurance. Et vu le niveau de certitude affiché trente secondes auparavant, c’est déjà une sacrée performance.
Si vous voyez cet homme, ne le laissez pas vous embobiner il cherche à vous rembobiner
Commençons donc par un fait : contrairement à une légende particulièrement tenace, le WD-40 Multi-Use Product est bien un lubrifiant. Le fabricant le décrit comme un mélange contenant des huiles lubrifiantes, avec également des fonctions de pénétration, de déplacement de l’humidité et de protection contre la corrosion. WD-40 indique lui-même que le produit est destiné notamment à la lubrification de pièces métalliques mobiles.
Personnellement, je l’utilise avec énormément de satisfaction sur certaines pièces mécaniques métalliques très ciblées. Sur mon Jaws, par exemple, les éléments mobiles des moulinets et de la barre ont répondu de manière spectaculaire après une application très légère sur leur roulement à bille. Même logique sur certains axes ou spinners lorsqu’une lubrification de ce type est pertinente. On ne parle évidemment pas d’ouvrir la bombe au-dessus du plateau et de baptiser la machine au WD-40. Quelques gouttes exactement là où elles sont nécessaires n’ont rien à voir avec asperger un mécanisme entier.
Il faut surtout arrêter de confondre « le WD-40 peut lubrifier » avec « le WD-40 doit être utilisé partout dans le fond du plat pour pas que le gratin colle ». Certainement pas. Une bobine, une carte électronique, un contact ou un mécanisme dont le fabricant prescrit un autre entretien ne deviennent pas candidats simplement parce qu’ils se trouvent sous le même plateau. Certains mécanismes doivent fonctionner à sec, d’autres nécessitent un lubrifiant spécifique.. Mon retour sur les axes de spinner par exemple relève donc de mon expérience personnelle, pas d'une prescription constructeur.
L’autre objection régulièrement brandie concerne son inflammabilité. Elle est, elle, parfaitement réelle : la fiche de sécurité du WD-40 Multi-Use en aérosol le classe comme aérosol extrêmement inflammable et impose de le tenir éloigné des sources de chaleur, étincelles et flammes. Ce n’est donc pas une information à balayer. C’est une raison supplémentaire pour l’utiliser intelligemment, machine hors tension lorsqu’on intervient, en quantité minuscule et uniquement sur une pièce appropriée, plutôt qu’une démonstration selon laquelle le produit serait incapable de lubrifier quoi que ce soit.
Le WD-40 n’est donc ni de l’eau bénite ni le liquide de Satan. C’est un produit possédant des propriétés définies, des usages adaptés et des précautions d’emploi. Comme pour n’importe quel lubrifiant, on commence par déterminer si la pièce doit réellement être lubrifiée et avec quoi. Ensuite seulement on sort la bombe.
Et si quelqu’un vous affirme que « le WD-40 n’est pas un lubrifiant », vous pouvez au moins lui épargner vingt minutes de débat : même le fabricant du WD-40 dit le contraire.
L’outil le plus important reste celui que vous savez utiliser
Posséder du matériel ne transforme pas automatiquement un propriétaire en technicien. Pour chaque intervention, commencez par comprendre le problème, consultez la documentation appropriée et utilisez l’outil correspondant réellement à l’opération. Si vous devez travailler dans une zone électrique ou sur un mécanisme que vous ne maîtrisez pas, apprenez la procédure avant d’intervenir ou confiez le travail à quelqu’un de compétent.
Vous découvrirez rapidement qu’une grande partie de l’entretien courant reste accessible. Resserrer correctement une fixation, nettoyer le plateau, remplacer une pièce d’usure, vérifier un switch ou remettre en place un élément ne nécessite pas un atelier professionnel. Il faut surtout de la méthode, de la patience et cette habitude extrêmement rentable consistant à photographier les choses avant de les démonter.
Quelques mois après votre premier achat, votre petite boîte contiendra sans doute davantage d’outils qu’au départ. Vous saurez à quoi ils servent, reconnaîtrez les principales fixations de votre machine et commencerez à diagnostiquer des problèmes qui vous auraient semblé totalement incompréhensibles lors de votre première semaine. N'oubliez pas, on a tous commencer un jour et on est là pour vous aider.
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L’auteur
LazarvsFondateur de Pinball Xperience. Joueur. Collectionneur. Créateur. Le flipper comme jeu, culture et industrie. PLAY. LEARN. CONNECT.
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