Back to the Future Pinball Dutch : dépôts avant la machine
· Lazarvs

Back to the Future: Dutch Pinball vend la promesse avant la machine
Le 7 octobre 2026, Dutch Pinball a confirmé Back to the Future. Le soir même, un distributeur américain ouvrait des dépôts de 3 000 dollars. Pas de rendu, pas de plateau, pas de prix, pas de règles : un nom de licence, un teaser de seize secondes et une destination, 2027.
Cinq jours plus tard, la page de dépôt de ce distributeur, qui n'est pas celle de Dutch Pinball, affiche « out of stock », les premières places sont réservées aux acheteurs d'Alice. Je publie alors sur Facebook un teaser de cet article. À la suite de ce post, Barry Driessen, de Dutch Pinball, me contacte : le constructeur aurait interdit à ses distributeurs de prendre des dépôts. Cet article rapporte ce qui s'est passé avant sa réponse, et ce qui la contredit. Chacun de ces faits tient dans une capture d'écran. Ce qui est montré est daté.
Ce papier ne juge pas une machine qui n'existe pas encore. Il juge une méthode et le silence qui l'entoure. Depuis des années, je défends la même ligne : un joueur qui engage 3 000 dollars a droit à l'information, à la transparence et à la loyauté. Cette ligne n'a rien de personnel. Elle regarde la communauté, celle qui paie, qui attend et qui mérite d'être traitée en adulte. Avec PX, elle dispose d'une plateforme qui ne dépend de personne, et c'est à elle que je rends la parole.
Dutch interdit les dépôts, la page de dépôt de son distributeur est en ligne
Le 13 octobre, après mon post Facebook qui annonce cet article, Barry Driessen m'écrit au nom de Dutch Pinball : le constructeur aurait « explicitement instruit tous les distributeurs de NE PAS accepter de dépôts à ce stade », et tout distributeur qui en prend le ferait « de sa propre initiative et sous sa propre responsabilité ». Il m'invite à vérifier les faits avant de publier.

Message reçu le 13 octobre 2026 : Dutch Pinball affirme avoir interdit toute prise de dépôt à ses distributeurs.
Le communiqué officiel de Dutch Pinball, publié sur son site le 7 octobre 2026, annonce un premier teaser mis en ligne à 22 h 04 et indique que les fonctions, le prix, le gameplay et les informations de commande seront communiqués plus tard. Il ne mentionne ni dépôt ni distributeur. Les informations de commande n'existaient donc pas côté constructeur le soir où un distributeur ouvrait les dépôts.
Je les ai vérifiés. Le soir de l'annonce, le distributeur "master distributeur" américain publie une page « Back To The Future Pinball Deposit » : 3 000 dollars, remboursables jusqu'à sept jours après le reveal, expéditions annoncées pour le deuxième trimestre 2027. À la date de la capture, la page est toujours en ligne, marquée « hors stock ». « Hors stock » signifie que des dépôts ont été ouverts, puis pris.

Le distributeur n'est pas un acteur marginal qui agirait dans son coin. Il figure sur la page Distributeurs du site officiel de Dutch Pinball, avec le titre de Master Distributor pour les États-Unis. Le présenter comme une initiative isolée, c'est demander à la communauté d'oublier qui Dutch a placé en tête de son réseau américain.
Page Distributeurs, Amérique du Nord, site officiel de Dutch Pinball. Le Master Distributor USA est l'émetteur de la page de dépôt ci-dessus.
Sur le fil de discussion de la communauté, ce même distributeur répond lui-même aux joueurs : pour un acheteur qui demande si le dépôt est remboursable, « tous les dépôts sont entièrement remboursables chez nous jusqu'à 7 jours après le reveal ». Aucun document public ne montre que Dutch a validé ce dépôt. Aucun ne montre non plus qu'il l'a fait retirer.
Master Distributor, Sub-distributor, out of stock : le jargon qui laisse le joueur/payeur dehors
Trois termes reviennent sur toutes ces pages et personne ne les explique à celui qui paie. Je les garde en anglais, comme Dutch Pinball les affiche, et je les traduis en actes.
Master Distributor : le distributeur principal d'un territoire, titre que Dutch attribue sur sa page officielle, un pour les États-Unis et un pour le Canada.
Distributor : le revendeur agréé d'un territoire, que la même page classe par région : Amérique du Nord, Europe, Asie, Océanie.
Sub-distributor : un revendeur placé sous le master. Les mots du master l'attestent : celui qui a acheté son Alice chez un sub-distributor doit y passer sa commande, parce que ces revendeurs « ont reçu des numéros alloués » pour l'accueillir.
Out of stock est le statut d'une boutique en ligne dont le compteur d'un produit est tombé à zéro. Appliqué à un dépôt, il ne dit rien de la machine, qui n'existe pas encore. Il dit que le nombre de places fixé par le revendeur est atteint. Le sub-distributor de la capture suivante l'écrit sans détour : « Nous avons une allocation qui sera remplie selon le principe du premier arrivé, premier servi. » Chez ce sub-distributor, out of stock désigne donc une allocation épuisée, un quota fixé en amont dont aucune capture ne montre le nombre. La page du master distributeur emploie le même statut sans l'expliquer. Le joueur ne sait ni combien de places existaient, ni qui les a prises avant lui, ni si elles réouvriront.
Ce sub-distributor figure sur la page officielle de Dutch Pinball. Il vend une fiche « Back To the Future Pinball machine / Alice bundle ». Le texte annonce six Alice neuves en carton, 9 999 $ « incluant l'expédition et 3 000 $ de dépôt pour Back to the Future ». Acheter l'une de ces six Alice, c'est recevoir « l'une des 6 premières machines de mon allocation, en 2027 » : « oui, vous serez en tête de file pour BTTF ». La fiche affiche 12 500 $, le texte 9 999 $. Le joueur doit déjà choisir entre deux prix sur la même page.

Fiche produit d'un sub-distributor américain, 13 octobre 2026. Le passage surligné lie l'achat d'une Alice à l'une des six premières machines de son allocation.
Le reste du texte fixe des conditions qu'aucun document de Dutch ne montre : dépôt de 3 000 $ remboursable jusqu'à sept jours après l'asset release, 500 $ de frais pour transférer sa machine à un tiers, solde exigible dix jours avant que la machine soit prête, « quelque part en 2027 ». Il ajoute : « Pour l'instant, seul un teaser existe, et tous les assets seront révélés plus tard par Dutch Pinball, à sa convenance. »

Suite de la fiche produit du sub-distributor.
Un réseau que Dutch ne maîtrise pas, ou qu'il désavoue
Barry Driessen soutient que les distributeurs qui prennent des dépôts agissent « de leur propre initiative et sous leur propre responsabilité ». Deux revendeurs, tous deux listés sur la page officielle de Dutch, prennent pourtant les mêmes 3 000 $ avec des règles qui diffèrent.
Dutch ne découvre pas cette manière de faire. Le 5 juin 2024, en annonçant Alice, il écrivait : « Nous n'acceptons ni commandes ni dépôts pour le moment, vous pouvez contacter votre distributeur préféré pour être ajouté à la liste d'attente. » Le constructeur refuse les dépôts et envoie dans le même message les acheteurs vers ses distributeurs. Le communiqué du 7 octobre 2026 pour Back to the Future ne contient aucune phrase de ce genre, ni sur les dépôts ni sur les distributeurs.

Publication Facebook de Dutch Pinball, 5 juin 2024, annonce d'Alice's Adventures in Wonderland.
Point | Master distributeur USA | Sub-distributor USA |
|---|---|---|
Dépôt | 3 000 $ | 3 000 $ |
Remboursement | jusqu'à 7 jours après le reveal | jusqu'à 7 jours après l'asset release |
Transfert à un tiers | non précisé sur la page | 500 $ de frais |
Priorité Alice | machine de première année garantie aux acheteurs d'Alice | 1 des 6 premières machines de son allocation avec l'achat d'une Alice |
Solde | non précisé sur la page | 10 jours avant que la machine soit prête |
Le joueur n'a pas à lire deux contrats pour savoir ce que vaut son argent. C'est pourtant ce que lui impose le réseau : ses droits dépendent de la boutique où il a cliqué, et le fabricant n'a publié aucune règle commune.
Le fabricant a deux issues. Soit le réseau applique une consigne que Dutch a donnée, soit le réseau la viole et Dutch ne le tient pas. Dutch en choisit une troisième : désigner ses partenaires comme seuls responsables, dans un message privé. Aucune des captures réunies ici ne montre cette consigne publiée, et les deux pages restent en ligne. Un constructeur qui ne maîtrise pas son réseau est un problème. Un constructeur qui l'expose sans le défendre en est un autre, et il dit à chaque revendeur ce qui l'attend le jour où la communauté s'agite.
Imaginez Nintendo expliquer à la presse que les revendeurs agréés qui prennent des précommandes sur sa prochaine console agissent de leur propre initiative, pendant que leurs pages officielles restent en ligne. L'indignation serait immédiate, et personne ne parlerait du revendeur.
La page Distributeurs, elle, affiche des rangs : cadre rouge pour les Master Distributor, cadre gris pour les Sub-distributor. Des galons. L'acheteur y cherche l'endroit où acheter, il y trouve la hiérarchie du milieu. Cette course aux allocations, aux priorités et aux premières places est un concours de coqs entre revendeurs, humiliant pour le joueur qui regarde, et nulle part dans ces captures le joueur n'est celui que le système cherche à servir.
Combien de temps la communauté va-t-elle accepter cela ? Des dépôts sans prix, des files classées par achat antérieur, des remboursements qui changent d'une boutique à l'autre, un fabricant qui renvoie ses revendeurs à leur responsabilité. Tant que la communauté paie sans condition, personne n'a de raison de changer.
Acheter Alice pour avoir le droit d'acheter la suite
Le master distributeur écrit noir sur blanc : les acheteurs d'Alice sont assurés d'une machine de première année, « mélangés aux opérateurs et à quelques clients inscrits sur la liste depuis des années ». Un membre de la communauté rapporte que son propre distributeur lui a confirmé la priorité aux acheteurs d'Alice pour les 500 premières machines. Il poste en appui la réponse d'une personne qu'il rattache à un distributeur américain, sous une publication de Dutch Pinball : « yes, we will prioritize alice buyers ».

Un joueur pose la seule question honnête : pourquoi l'achat d'une machine donne-t-il soudain la priorité sur une autre ? Un autre membre répond en une ligne : en montrant sa confiance en Dutch Pinball et en DPX. Il ajoute que certains attendent encore leur topper, plus d'un an après.

Messages n°51 à n°55.
Pour les autres, l'année 2. Le master distributeur dit qu'il prendra sans doute des dépôts de 1 000 dollars pour l'année 2, sans en être encore sûr, avec la mention « production année 2 » en toutes lettres. Le dépôt de 3 000 dollars, lui, garantit une machine de première année.

Messages n°214 à n°219 : une machine de première année pour 3 000 $, l'année 2 pour 1 000 $.
On ne récompense pas une fidélité, on la facture. Celui qui a payé Alice a payé d'avance le droit d'acheter la suite. Celui qui a passé son tour est relégué en année 2, avec un dépôt plus petit et une mention qui rappelle son rang. Le distributeur promet que tout sera fait « équitablement envers tous ». Tous, sauf ceux qui n'ont pas acheté Alice.
Je comprends ces joueurs-là. Dans le flipper moderne, Alice reste une anecdote. Qu'une anecdote serve de péage sur la machine suivante, et que celui qui a refusé de payer soit mis au fond de la classe comme un élève dissipé, c'est traiter des adultes en enfants. On infantilise le client, on punit son libre arbitre, puis on lui demande de dire merci pour le privilège.
Alice, l'étalon du flipper d'aujourd'hui, attend encore ses toppers
Le 6 octobre 2024, la veille du reveal d'Alice, Dutch Pinball écrit sur Facebook : « Nous sommes très heureux de vous montrer enfin ce qu'est la vision de DPX : à quoi un flipper devrait ressembler aujourd'hui. » Le constructeur se donne Alice pour étalon. Les acheteurs attendent encore leur topper, plus d'un an après, comme l'indique un membre de la communauté sur une capture plus haut. Dutch Pinball a vu sa filiale DPX, qui commercialisait Alice, fermer le 9 février 2026, au départ de Melvin Williams. D'après les informations publiques, le constructeur dit vouloir honorer les commandes en cours, toppers compris.

Publication Facebook de Dutch Pinball, 6 octobre 2024.
C'est avec ce bilan que Dutch Pinball ouvre un nouveau chapitre de réservations. Et la page officielle d'Alice affiche toujours « AVAILABLE NOW », avec en fond, en filigrane, l'édition Jesus de The Big Lebowski.

Page officielle d'Alice's Adventures in Wonderland sur le site de Dutch Pinball.
Deux lectures s'offrent à nous, et aucune ne flatte le constructeur. Si Alice est épuisée, la page omet de le dire. Si Alice est disponible, elle sert de billet d'entrée pour la machine suivante, ce que les messages du distributeur décrivent sans détour. Dans les deux cas, le joueur découvre les règles du jeu en lisant un forum.
C'est là que le problème change d'échelle. Un dépôt de 3 000 dollars est pris sans prix, sans plateau, sans règles. Un joueur le dit ainsi : 3 000 dollars sur une machine sans détails et sans la moindre idée du prix final. Un autre répond que ce sera entre 15 000 et 18 000 dollars, comme tous les projets boutique du moment. Cette fourchette est une supposition de forum. Le constructeur n'a rien dit.

Messages n°30 à n°34, cinq jours après l'annonce.
L'information que le joueur est en droit d'attendre avant de sortir sa carte, le prix, n'existe pas encore. Celle qui le pousse à la sortir, le rang dans la file, existe déjà.
The Big Lebowski Jesus Edition : collector ou trésorerie ?
Le 10 août 2026, Dutch Pinball annonce la Jesus Edition de The Big Lebowski : 300 machines numérotées, 14 995 dollars en Amérique du Nord, 15 995 euros TTC en Europe, premières livraisons prévues en septembre. Sur sa page officielle, Dutch précise qu'un second site de production est opérationnel, soutenu par de nouveaux partenaires d'investissement, et que les réservations passent par ses distributeurs. La communication destinée aux revendeurs la présente comme « l'édition la plus exclusive avant que Dutch Pinball se tourne vers l'avenir et sa prochaine génération de jeux ».
La page Games du site officiel la classe aujourd'hui « AVAILABLE NOW ».

Page Games du site officiel de Dutch Pinball, The Big Lebowski Jesus Edition.
Une édition collector tire sa valeur d'une rareté et d'un travail propres à la machine. Celle-ci arrive deux mois avant l'annonce de Back to the Future, à quinze mille dollars, quand le constructeur a des commandes d'Alice à honorer et un nouveau projet à financer. Je pose la question sans détour, parce que personne chez Dutch n'y répond : la Jesus Edition est-elle une édition collector, ou le moyen de faire rentrer de la trésorerie avant de produire Back to the Future ? Les deux peuvent être vrais. Un constructeur transparent dirait lequel prédomine.
Lever des fonds avant de prouver : l'industrie a déjà joué
Encaisser avant de montrer une machine fiable n'est pas une exclusivité de Dutch Pinball. C'est une habitude du milieu, et elle a un historique.
Haggis Pinball. Vers avril 2021, le constructeur australien vend des Series Ticket à 6 000 dollars australiens pour cinq machines annoncées. Son fondateur promet que les dépôts seront « conservés sous séquestre jusqu'au début de la fabrication de chaque titre ». Le respect de ce séquestre n'est pas établi publiquement. Le 18 juillet 2024, la liquidation est prononcée. La dette estimée atteint 2 758 227,36 dollars australiens, dont 807 249 dus à 83 particuliers. Selon les estimations de la communauté, une centaine de commandes de Fathom restent en suspens, dont une cinquantaine entièrement payées, et trente à quarante détenteurs de Series Ticket ont versé leurs dépôts pour les cinq jeux.
deeproot Pinball. Fondée en 2017 à San Antonio et financée par deux fonds réunissant près de 59 millions de dollars, la société ouvre en décembre 2020 les précommandes de Retro Atomic Zombie Adventureland, RAZA. La production complète n'a jamais commencé et aucune machine n'a été livrée. En août 2021, la SEC dépose une plainte civile pour fraude contre le fondateur et deeproot Funds, LLC : elle allègue le détournement de plus de 30 millions de dollars vers des sociétés affiliées, dont deeproot Pinball. Fin 2021, les entités pinball de deeproot entrent en faillite (Chapter 7). Le design de RAZA est ensuite passé chez DPX, la filiale de Dutch Pinball fermée en février 2026.
Ces deux histoires ne disent pas que Dutch Pinball suivra la même pente. Elles disent ce que coûte à la communauté un milieu qui lève avant de prouver. Le seul garde-fou visible ici est le remboursement jusqu'à sept jours après le reveal. Il protège l'argent du joueur. Il ne répond à aucune des questions qui précèdent : une chaîne de production capable de tenir 2027, des toppers livrés, un prix annoncé, une file d'attente équitable.
Un teaser qui emprunte au film ce qu'il ne sait pas créer
Le message d'annonce de Barry Driessen le dit lui-même : beaucoup d'éléments ne peuvent pas encore être montrés, et Dutch n'a pas voulu annoncer la machine avec un rendu, un flyer ou un logo. Il a préféré une courte vidéo et une destination, 2027.

Message d'annonce de Dutch Pinball, 7 octobre 2026.
Le teaser fait croire à Retour vers le futur et n'en livre que l'imitation. Les notes qui montent décalquent celles d'Alan Silvestri sans être la vraie musique. Le lettrage singe la typographie du film sans être la vraie. L'hôtel de ville apparaît dans un rendu, là où le film offrait une vraie scène. Trois éléments, trois substituts, et aucun asset d'origine à l'écran. Cela sent mauvais pour le full asset. Stern enchaîne autrement : le teaser de Jaws date du 2 janvier 2024 et la vente de l'édition limitée s'ouvre deux jours plus tard, celui de Fallout date du 1er septembre 2026 et le reveal du 3. L'acheteur sait ce qu'il aura en quelques jours, pas en plusieurs mois. Chez Dutch, le premier signal sur les assets est une imitation, et à 3 000 dollars le dépôt, cette imitation pèse plus lourd que l'émotion qu'elle suscite.
La licence ne règle pas la question. Une licence cinéma ne livre pas d'office les acteurs, la DeLorean, la musique ni les extraits de film : ces autorisations se négocient une à une. En 1990, Michael J. Fox avait refusé que Data East exploite son image, et le Marty McFly de cette machine est un sosie. Trente-six ans plus tard, la communauté pose la même question à Dutch, et Dutch ne répond rien. Un collectionneur qui verse 3 000 dollars sans savoir si Marty parle avec la voix de Fox ou celle d'un remplaçant signe un chèque en blanc sur la bonne mine d'un teaser.
La capacité de production reste l'angle mort. Aucun volume, aucune cadence, aucun calendrier par région n'a été publié. Les toppers d'Alice sont attendus depuis plus d'un an selon un membre de la communauté, et la filiale qui la commercialisait a fermé en février 2026. Pendant ce temps, la Jesus Edition occupe l'usine, et Back to the Future arrive sans le moindre volume annoncé. La première année de production est le seul horizon que les distributeurs citent, et son volume reste secret. L'un d'eux annonce pourtant des expéditions dès le deuxième trimestre 2027.
Cinq preuves à fournir avant le reveal
Le terrain, les règles et une liste écrite des assets : acteurs, DeLorean, musique, extraits des films.
Un volume de production et un calendrier de livraison par région, adossés à la capacité réelle de l'usine.
Une grille d'allocation publique : qui passe avant qui, pourquoi, et ce que peut attendre celui qui n'a pas pris Alice.
Des conditions de dépôt identiques chez tous les revendeurs, publiées par Dutch : même remboursement, même transfert, même échéance.
Un dossier Alice soldé, toppers livrés, et une parole de Dutch lui-même plutôt qu'un forum ou un distributeur qui répond à sa place.
Un fabricant qui lève avant de montrer, qui range ses acheteurs par rang de fidélité et qui laisse la communauté deviner ses règles ne communique pas. Il encaisse. Le remboursement jusqu'à sept jours après le reveal est une protection réelle, et il faut la reconnaître. Il ne remplace ni le prix, ni la file d'attente équitable, ni une parole tenue.
Je défends cette ligne depuis des années : l'intégrité, le droit à l'information, la transparence. Elle ne m'a pas toujours rendu service, et je la tiens pourtant, parce qu'elle sert la communauté avant de servir qui que ce soit. PX lui donne la parole, et la mesure des machines.
PX jugera la machine le jour où elle existera, au PX Score, sur ses dix dimensions, sans passe-droit pour le nom qu'elle porte. D'ici là, la licence reste une promesse, et dans ce milieu la probité est une vertu qu'on invoque à l'encaissement et qu'on oublie à la livraison. Dutch a le nom, le teaser et un réseau qui encaisse avant l'image. Il lui manque la machine, et le droit d'être cru sur parole.
Sources
Captures d'écran, toutes datées du 7 au 13 octobre 2026
Message d'annonce de Dutch Pinball, 7 octobre 2026.
Message de Barry Driessen, Dutch Pinball, 13 octobre 2026, 19 h 27.
Page de dépôt Back To The Future du master distributeur américain : 3 000 $, hors stock, remboursable jusqu'à 7 jours après le reveal, expéditions au deuxième trimestre 2027.
Page Distributeurs du site officiel de Dutch Pinball, Amérique du Nord : Master Distributor USA, Master Distributor Canada, deux Sub-distributor USA.
Fiche « Back To the Future Pinball machine / Alice bundle » d'un sub-distributor américain, 13 octobre 2026, en deux captures et une version surlignée.
Fil de discussion communautaire, messages n°30 à n°34, n°46 à n°49, n°51 à n°55 et n°214 à n°219.
Publications Facebook de Dutch Pinball des 5 juin et 6 octobre 2024. Site officiel de Dutch Pinball : communiqué Back to the Future du 7 octobre 2026, page News de la Jesus Edition du 10 août 2026, pages Games d'Alice's Adventures in Wonderland et de The Big Lebowski Jesus Edition.

L’auteur
LazarvsFondateur de Pinball Xperience. Joueur. Collectionneur. Créateur. Le flipper comme jeu, culture et industrie. PLAY. LEARN. CONNECT.
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