
JJP Core 3
JJP CORE 3 est la nomenclature Pinball Xperience désignant la troisième grande génération technologique de Jersey Jack Pinball, inaugurée avec Toy Story 4 en 2022. Elle prolonge l’architecture informatique historique du constructeur tout en l’amenant à pleine maturité industrielle, avec un grand écran LCD 27 pouces, une électronique rationalisée, un éclairage RGB profondément intégré, un environnement audiovisuel avancé et une connectivité devenue permanente. CORE 3 constitue aujourd’hui le socle technologique des machines contemporaines de Jersey Jack, de The Godfather et Elton John à Avatar, Harry Potter et Sonic.
JJP CORE 3 | La génération technologique contemporaine de Jersey Jack Pinball
JJP CORE 3 est une classification créée par Pinball Xperience afin d’identifier la troisième grande phase de l’évolution technologique de Jersey Jack Pinball. Cette appellation n’est pas une dénomination officielle du constructeur. Elle désigne le moment où l’architecture informatique développée depuis The Wizard of Oz atteint une nouvelle étape de maturité industrielle. Le principe fondateur demeure : un véritable environnement informatique prend en charge le logiciel, les règles et l’expérience audiovisuelle, tandis qu’une électronique spécialisée pilote le plateau. La frontière avec CORE 2 ne correspond pourtant pas au remplacement simultané d’un processeur, d’un boardset et d’un système d’affichage. Jersey Jack fait évoluer ses machines par révisions successives, certaines cartes traversent plusieurs titres et de nouveaux composants apparaissent progressivement. Dans cette nomenclature, Guns N’ Roses occupe donc une position charnière, tandis que Toy Story 4, commercialisé en 2022, représente le point de départ retenu pour CORE 3. The Godfather, Elton John, Avatar: The Battle for Pandora, Harry Potter et Sonic prolongent ensuite cette génération contemporaine.
Une évolution construite sur la continuité
Jersey Jack conserve le principe qui structure ses machines depuis ses débuts : dissocier la couche informatique responsable du code, des règles, du stockage et de l’expérience audiovisuelle de l’électronique spécialisée chargée d’interagir avec le plateau. CORE 3 ne détruit donc pas ce qui précédait. CORE 1 avait installé l’ordinateur au cœur du flipper JJP et démontré qu’un grand écran couleur, un stockage informatique et une architecture logicielle lourde pouvaient devenir les fondations mêmes de la machine. CORE 2 avait rationalisé ce modèle pour en faire une plateforme reproductible sur plusieurs productions. CORE 3 poursuit cette évolution avec une infrastructure arrivée à un degré de maturité permettant de multiplier les mécanismes, les ressources audiovisuelles, les systèmes lumineux et les fonctions périphériques sans remettre en question son organisation fondamentale. Cette continuité explique pourquoi une classification uniquement fondée sur les références des cartes serait insuffisante : chez Jersey Jack, un sous-système peut évoluer tandis qu’un autre demeure inchangé, une nouvelle carte peut apparaître sur une production avant d’être généralisée et certaines solutions peuvent traverser plusieurs périodes technologiques.
Toy Story 4 | Le début de CORE 3
Toy Story 4 constitue le point de départ retenu par Pinball Xperience pour JJP CORE 3. Son arrivée en 2022 ouvre une nouvelle séquence après Guns N’ Roses, à un moment où Jersey Jack possède presque une décennie d’expérience avec son modèle informatique. Le principe de l’image système reste central et rappelle à quel point le flipper JJP demeure construit comme une machine informatique complète plutôt que comme une électronique traditionnelle simplement accompagnée d’un écran. Le logiciel du jeu, son environnement système et les ressources nécessaires à son fonctionnement résident dans cette couche informatique, tandis que les procédures d’installation complète permettent de reconstruire l’environnement logiciel lorsque son évolution l’exige. Cette organisation se poursuit sur les productions suivantes et donne au constructeur une base suffisamment stable pour concentrer une part croissante du développement sur les possibilités offertes par la plateforme plutôt que sur sa reconstruction.
L’ordinateur reste le centre de l’expérience
La puissance de l’approche JJP repose toujours sur cette séparation entre informatique et contrôle physique. L’ordinateur gère des quantités considérables de ressources graphiques et sonores, des structures de règles profondes, les interfaces, les animations, les musiques, les voix et les séquences vidéo, tandis que les cartes spécialisées assurent la relation avec switches, bobines, moteurs, éclairages et mécanismes. Le code peut ainsi manipuler simultanément scoring, progression, audiovisuel et événements mécaniques sans enfermer toute cette logique dans le firmware d’une carte CPU traditionnelle. Avec CORE 3, cette philosophie atteint une échelle considérable : l’expérience logicielle devient une application complète dont le plateau représente l’interface physique, et l’architecture doit assurer une synchronisation permanente entre ce que le joueur voit, entend, déclenche et contrôle.
Le 27 pouces comme signature JJP
Le grand écran LCD constitue l’une des continuités les plus fortes de l’histoire technologique de Jersey Jack. CORE 3 conserve le 27 pouces comme élément architectural du fronton et comme véritable surface d’expression pour les équipes audiovisuelles. Sa fonction dépasse depuis longtemps l’affichage du score : progression, objectifs, états des modes, animations, informations contextuelles et séquences vidéo peuvent partager une surface suffisamment importante pour accompagner des rulesets extrêmement denses. La permanence de ce format révèle également la philosophie de CORE 3. L’évolution ne consiste pas nécessairement à augmenter systématiquement la taille de l’écran ou à modifier un composant déjà adapté à sa fonction. Jersey Jack peut conserver une solution éprouvée tout en faisant évoluer la qualité des contenus, leur intégration et leur synchronisation avec le plateau. L’écran devient ainsi une composante structurelle de l’expérience plutôt qu’une simple caractéristique technique à renouveler à chaque génération.
Une électronique de plateau arrivée à maturité
CORE 3 bénéficie directement du travail de rationalisation entrepris durant les deux générations précédentes. Les premières productions Jersey Jack avaient nécessité plusieurs évolutions des alimentations, des cartes lumineuses et de certains éléments de contrôle. Une décennie plus tard, le constructeur dispose d’un écosystème industriel beaucoup plus structuré. La philosophie reste celle d’une séparation fonctionnelle : l’informatique exécute le jeu tandis que l’électronique spécialisée commande le monde physique. Cette organisation devient essentielle lorsque les plateaux gagnent en densité. Plusieurs mécanismes, moteurs, bobines, capteurs, zones de jeu et centaines d’événements lumineux doivent fonctionner simultanément tout en restant synchronisés avec le logiciel. La maturité de CORE 3 ne se mesure donc pas seulement à la puissance d’un composant mais à la capacité de toutes ces couches à fonctionner comme un ensemble cohérent sans imposer la reconstruction complète de l’électronique à chaque nouveau projet.
L’éclairage devient un langage de jeu
L’éclairage RGB, qui représentait encore un immense chantier technologique avec The Wizard of Oz, appartient désormais au langage fondamental de Jersey Jack. Les évolutions réalisées au cours des générations précédentes ont transformé cette technologie en une infrastructure créative profondément intégrée au code. Un changement de mode, l’activation d’un multiball, une progression, un jackpot ou un événement mécanique peuvent modifier immédiatement la lecture chromatique du plateau. La lumière ne se contente plus d’accompagner l’action : elle transmet de l’information, organise visuellement les objectifs, transforme l’atmosphère et participe à la synchronisation générale de la machine. Avatar: The Battle for Pandora pousse cette logique très loin avec son univers bioluminescent, ses zones de jeu superposées et son utilisation de l’UV. CORE 3 montre alors tout le chemin parcouru depuis les premières générations RGB de JJP : une technologie autrefois expérimentale est devenue une matière de game design.
L’audio et la vidéo comme composants structurels
L’architecture informatique permet parallèlement de traiter l’audio et la vidéo avec une liberté proche d’une production multimédia moderne. Musiques, voix, effets, extraits vidéo, animations et variations liées aux modes peuvent être organisés directement par le logiciel et synchronisés avec les événements physiques. Elton John représente l’une des expressions les plus évidentes de cette évolution : la musique ne fonctionne pas comme un simple accompagnement mais participe directement au rythme, à la progression et à la mise en scène du jeu. Avatar exploite la même puissance dans une direction cinématographique en combinant environnement sonore, images, animations, éclairages et événements mécaniques. CORE 3 ne se définit donc plus seulement par sa capacité à afficher ou reproduire de nombreux médias, mais par sa faculté à les intégrer au comportement de la machine jusqu’à rendre difficile la séparation entre couche audiovisuelle et gameplay.
Caméra, Bluetooth et périphériques
Les expérimentations engagées dès Dialed In! autour de la caméra et des interactions numériques deviennent progressivement des fonctions beaucoup plus naturelles de l’environnement JJP. Caméra interactive, Bluetooth, sortie casque et périphériques personnels étendent la machine au-delà de son cabinet. Cette évolution possède également une dimension domestique importante. La possibilité d’utiliser un casque permet de profiter pleinement du mixage sonore sans imposer le volume de la machine à toute une pièce, tandis que la caméra peut intervenir dans des fonctions directement intégrées à l’expérience. Ces équipements ne transforment pas à eux seuls le gameplay, mais ils révèlent la manière dont CORE 3 envisage désormais le flipper : non plus comme un système fermé composé uniquement d’un plateau, d’un fronton et de son électronique, mais comme une plateforme informatique capable de communiquer avec son environnement.
La connectivité devient une composante permanente
CORE 2 avait commencé à explorer plus largement les possibilités réseau des machines Jersey Jack. CORE 3 évolue dans un contexte où cette connectivité fait désormais partie de l’environnement technologique normal. Le logiciel peut être distribué, réinstallé et mis à jour comme celui d’un système informatique complet, tandis que des services extérieurs peuvent exploiter les capacités réseau sans définir eux-mêmes l’architecture matérielle du flipper. Cette distinction reste fondamentale : un service connecté peut apparaître, évoluer ou disparaître sans modifier la génération électronique de la machine. CORE décrit le socle capable de supporter ces fonctions. L’architecture informatique historique de Jersey Jack possède ici un avantage naturel puisque le réseau peut évoluer comme une couche supplémentaire de la plateforme sans remettre en question les principes de contrôle du plateau.
The Godfather | La consolidation de la génération
The Godfather confirme en 2023 que Toy Story 4 n’était pas une transition isolée. La machine s’inscrit dans la même logique générale de plateforme informatique, de grand affichage, de gestion logicielle par installations complètes et mises à jour, et d’intégration massive entre code, lumière, audio et mécanique. Sa densité mécanique montre parallèlement ce que cette architecture doit désormais absorber. Les productions modernes de Jersey Jack ne reposent pas uniquement sur leur puissance audiovisuelle : elles utilisent de nombreux mécanismes, moteurs, capteurs, bobines et éléments lumineux qui doivent rester synchronisés avec des règles de plus en plus profondes. CORE 3 doit donc être considéré comme une infrastructure globale dont la force réside dans la coopération entre plusieurs couches techniques plutôt que dans une carte ou un processeur isolé.
Elton John | L’intégration audiovisuelle poussée plus loin
Elton John développe encore cette orientation en exploitant pleinement la capacité d’une architecture informatique moderne à synchroniser musique, éclairage, affichage et gameplay. Son identité dépend directement de cette intégration puisque la licence impose que la musique occupe une fonction centrale dans l’expérience. Le grand écran, la caméra interactive, les solutions casque et l’environnement lumineux travaillent avec le plateau plutôt qu’en parallèle de celui-ci. Sur les configurations les plus élaborées, le topper ajoute encore des surfaces d’affichage et des effets supplémentaires que la machine doit coordonner avec le reste de l’expérience. L’intérêt technologique d’Elton John réside donc moins dans l’apparition d’un composant révolutionnaire que dans la densité de cette intégration. CORE 3 devient suffisamment mature pour faire fonctionner ensemble une quantité de systèmes autrefois traités comme des environnements beaucoup plus indépendants.
Avatar | CORE 3 à pleine maturité
Avatar: The Battle for Pandora représente l’une des démonstrations les plus ambitieuses de cette génération. La machine combine plusieurs niveaux de jeu, six batteurs, de nombreux mécanismes, un environnement audiovisuel extrêmement dense et une utilisation importante de l’éclairage UV. La difficulté technologique ne consiste plus seulement à commander un plateau principal : plusieurs espaces physiques doivent cohabiter avec leurs switches, mécanismes et éclairages respectifs pendant que l’ordinateur gère simultanément progression, règles, vidéo, audio et transitions visuelles. Avatar démontre jusqu’où l’architecture générale développée par Jersey Jack depuis 2013 peut être poussée après plus d’une décennie d’évolution. La plateforme devient capable d’absorber une complexité mécanique et audiovisuelle considérable sans perdre les principes fondamentaux qui définissaient déjà les premières machines du constructeur.
Une maintenance devenue hybride
L’utilisation d’un véritable environnement informatique apporte une grande souplesse mais conserve les contraintes apparues avec les générations précédentes. Une machine JJP peut rencontrer des problèmes appartenant autant au monde informatique qu’à celui du flipper : stockage, système, configuration ou corruption logicielle s’ajoutent aux défaillances traditionnelles de switches, bobines, connecteurs, cartes et mécanismes. Les procédures de Full Install illustrent directement cette réalité puisqu’une installation complète peut reconstruire l’environnement logiciel lorsque son état ou son évolution le nécessite. La maintenance de CORE 3 reste donc hybride. Une partie de la machine se diagnostique comme un système électromécanique moderne, une autre comme un ordinateur. Cette dualité n’est plus une conséquence expérimentale de l’architecture JJP : elle appartient désormais pleinement à son identité technique.
Une plateforme devenue industrielle
L’un des changements les plus profonds depuis CORE 1 reste finalement invisible lorsque la machine fonctionne. Jersey Jack est passé d’une entreprise devant inventer simultanément son premier flipper et son architecture électronique à un constructeur disposant d’une infrastructure capable de soutenir une succession régulière de productions. La standardisation permet de conserver des méthodes de diagnostic, des principes d’installation logicielle, des familles de composants et une organisation suffisamment cohérente pour être réutilisés. CORE 3 représente donc autant une évolution industrielle qu’une évolution électronique. La technologie n’a plus besoin d’être réinventée pour permettre à chaque nouvelle machine d’exister. Elle devient l’infrastructure sur laquelle designers, programmeurs, artistes, ingénieurs mécaniques et équipes audiovisuelles peuvent construire des projets radicalement différents.
Harry Potter et Sonic | La continuité de CORE 3
Harry Potter puis Sonic prolongent cette période contemporaine et montrent pourquoi une nouvelle génération ne doit pas être créée dès qu’une production introduit un mécanisme, une évolution logicielle ou une modification électronique. Une nouvelle frontière JJP CORE™ ne doit apparaître que lorsqu’un ensemble suffisamment important de changements structurels transforme réellement la manière dont les machines sont construites. Dans la classification Pinball Xperience, Toy Story 4, The Godfather, Elton John, Avatar: The Battle for Pandora, Harry Potter et Sonic appartiennent donc à la même grande période technologique. Les différences considérables entre leurs PX LAYOUT™, leurs architectures mécaniques et leurs expériences démontrent justement la souplesse acquise par la plateforme : une infrastructure commune peut soutenir des conceptions extrêmement différentes sans leur imposer une identité de jeu commune.
JJP CORE 3 | Une architecture arrivée à maturité
Dans la nomenclature Pinball Xperience, JJP CORE 3 commence donc avec Toy Story 4 en 2022, Guns N’ Roses conservant son statut de machine charnière entre les deux périodes. CORE 3 se définit moins par une rupture spectaculaire que par la convergence de plus d’une décennie d’évolution : l’ordinateur demeure au centre du système, le stockage et l’installation du logiciel conservent une logique informatique, le grand LCD reste une composante structurelle de l’expérience, l’éclairage programmable devient un véritable langage visuel, l’audio et la vidéo atteignent une densité considérable, tandis que caméra, Bluetooth, périphériques personnels et fonctions réseau étendent progressivement la machine au-delà de son cabinet. CORE 1 avait construit les fondations de la vision technologique de Jersey Jack. CORE 2 avait transformé cette architecture pionnière en plateforme reproductible. CORE 3 représente sa maturité industrielle : une infrastructure suffisamment stable, flexible et puissante pour que l’innovation puisse désormais se concentrer sur ce que cette technologie permet de créer.
Flippers de ce système
7 flippers






