Pinball Xperience
JJP Core 1

JJP Core 1

JJP CORE 1 est la nomenclature Pinball Xperience désignant la première grande génération technologique de Jersey Jack Pinball, inaugurée avec The Wizard of Oz en 2013 puis prolongée avec The Hobbit. Cette architecture associe un véritable ordinateur embarqué, un grand écran LCD couleur, un stockage SSD, un système d'éclairage RGB LED distribué et une électronique conçue pour piloter des machines beaucoup plus ambitieuses sur le plan audiovisuel que les standards du marché de l'époque.

JJP CORE 1 | Première génération technologique de Jersey Jack Pinball

JJP CORE 1 est une appellation créée par Pinball Xperience afin d’identifier et de classifier la première architecture technologique majeure utilisée par Jersey Jack Pinball. Cette dénomination n’est pas officielle et n’a jamais été employée commercialement par JJP. Elle permet néanmoins de donner une cohérence historique à une génération de machines dont l’architecture possède suffisamment de caractéristiques communes pour former une famille technique identifiable. Cette première génération prend forme avec The Wizard of Oz, première machine produite par Jersey Jack Pinball et commercialisée à partir de 2013. Son arrivée marque une rupture importante dans l’industrie moderne du flipper : The Wizard of Oz est notamment la première machine américaine moderne à utiliser un grand écran LCD couleur dans son fronton à la place du traditionnel Dot Matrix Display, mais aussi le premier véritable widebody produit depuis la disparition de cette catégorie à la fin des années 1990.

Un véritable ordinateur au cœur du flipper

Cette rupture dépasse largement l’affichage. Jersey Jack construit sa première plateforme autour d’une philosophie très différente des architectures traditionnellement employées par les grands fabricants historiques. Le cœur de la machine repose sur un véritable ordinateur de type PC auquel viennent s’ajouter les différentes cartes de contrôle nécessaires au fonctionnement du flipper. Sur les machines de production The Wizard of Oz, cette informatique repose notamment sur une carte mère MSI H61M-P31, associée selon les configurations à un processeur Intel Celeron G530 ou G540, à 4 Go de mémoire DDR3 et à un SSD Crucial V4 de 64 Go. Les premiers prototypes avaient utilisé une architecture différente reposant notamment sur un processeur Intel Atom avant que les machines de production évoluent vers une configuration x86 plus puissante. Certaines machines prototypes présentent d’ailleurs des incompatibilités avec les versions logicielles modernes de The Wizard of Oz, illustrant l’ampleur de l’évolution intervenue entre les premiers essais et la production stabilisée. Le recours à cette architecture PC apporte à JJP une capacité de stockage et de traitement particulièrement importante pour l’époque, permettant de gérer simultanément vidéos, animations, musiques, voix, règles complexes et nombreux événements mécaniques. Le logiciel devient ainsi une composante centrale de l’expérience.

Le grand écran LCD comme nouvelle interface de jeu

L’écran constitue naturellement l’élément le plus spectaculaire de cette transformation. Alors que la majorité de l’industrie repose encore sur le DMD, Jersey Jack choisit dès sa première machine de placer un grand LCD couleur dans le fronton. Cette décision permet de présenter de véritables séquences vidéo, des illustrations détaillées, des interfaces de progression et une quantité d’informations impossible à reproduire correctement sur un afficheur matriciel traditionnel. Cette orientation audiovisuelle devient rapidement l’un des marqueurs fondamentaux de Jersey Jack Pinball. The Wizard of Oz démontre qu’un écran peut dépasser la fonction d’un simple remplacement colorisé du DMD pour devenir une véritable interface de jeu, capable de contextualiser l’action, d’accompagner le gameplay et de restituer visuellement la progression du joueur.

Une première génération ambitieuse d’éclairage RGB

L’autre composante majeure de JJP CORE 1 concerne l’éclairage RGB LED. The Wizard of Oz adopte dès son lancement un système particulièrement ambitieux permettant de piloter individuellement de nombreux éclairages multicolores et offrant aux programmeurs une liberté considérable pour synchroniser couleurs, effets lumineux et événements du jeu. Cette première génération connaît néanmoins plusieurs évolutions matérielles importantes. Les premières machines utilisent des cartes LED alimentées en 5 V, remplacées ensuite par des versions 7,5 V puis par plusieurs révisions intégrant notamment des circuits buffer destinés à améliorer la fiabilité. Les premières générations fonctionnent en chaîne, avec pour conséquence qu’une défaillance peut affecter les cartes situées après le composant concerné. Jersey Jack développe finalement une architecture largement revue, communément désignée Lighting 2.0 ou Generation 2, dans laquelle les cartes ne dépendent plus les unes des autres de la même manière. Les The Wizard of Oz produites après décembre 2016 intègrent directement cette génération, tandis qu’un kit de conversion est proposé pour les machines antérieures. JJP CORE 1 ne doit donc pas être compris comme une architecture figée : Jersey Jack améliore continuellement sa première plateforme au cours de sa production.

Une alimentation progressivement rationalisée

L’alimentation connaît elle aussi plusieurs révisions au cours de cette première génération. Les premières The Wizard of Oz fabriquées avant octobre 2013 utilisent une combinaison comprenant notamment une alimentation ATX modifiée pour les tensions 5 V et 12 V, une alimentation séparée pour le 24 V et une alimentation supplémentaire destinée aux cartes LED. Cette organisation est ensuite rationalisée autour d’une carte Unified Power Source, ou UPS, chargée de fournir différentes tensions nécessaires aux cartes logiques et au système d’éclairage. La plateforme évolue encore avec The Hobbit, pour lequel Jersey Jack adopte une alimentation ATX délivrant notamment les tensions 5 V, 12 V et 24 V, accompagnée d’un module complémentaire destiné aux tensions spécifiques du système d’éclairage. Cette architecture sert également de solution de remplacement sur certaines The Wizard of Oz dont la carte UPS d’origine devient difficile à maintenir en raison de composants devenus obsolètes.

The Hobbit | Deuxième étape de JJP CORE 1

The Hobbit représente la deuxième grande étape de JJP CORE 1. La machine utilise une carte mère MSI H81M-P33, toujours accompagnée de 4 Go de RAM DDR3, avec un stockage SSD de 64 Go sur certaines configurations. Cette carte mère plus récente constitue une évolution importante par rapport au matériel original de The Wizard of Oz et peut également être utilisée comme remplacement sur certaines WOZ disposant de versions logicielles suffisamment récentes. Cette compatibilité partielle illustre la continuité technologique entre les deux machines : JJP améliore ses composants informatiques sans repartir entièrement d’une feuille blanche. Le système conserve son principe général associant ordinateur central, stockage numérique important, grand écran LCD, cartes de contrôle spécialisées et éclairage RGB distribué. The Hobbit adopte notamment un écran LCD de 27 pouces, une dimension considérable dans un flipper et une architecture d’affichage qui sera ensuite conservée sur d’autres productions de la marque.

Une architecture séparant informatique et contrôle physique

L’audio dispose également d’une carte dédiée chez Jersey Jack, une même génération de carte se retrouvant sur The Wizard of Oz, The Hobbit et plusieurs productions suivantes, révélant une volonté de standardiser progressivement certaines briques matérielles à travers le catalogue. Plus largement, la relation entre informatique et électronique joue un rôle essentiel dans JJP CORE 1 : l’ordinateur assure la logique générale, le rendu graphique, le stockage du logiciel et la gestion des contenus multimédias, tandis que différentes cartes spécialisées assurent la commande des éléments physiques de la machine. Cette séparation permet à Jersey Jack d’utiliser des composants informatiques relativement standard pour la partie calcul tout en développant une électronique adaptée au flipper pour les bobines, switches, éclairages et mécanismes.

Le SSD et l’explosion du contenu numérique

Le stockage sur SSD constitue lui aussi un élément important de cette approche. Contrairement aux générations plus anciennes de flippers où le code pouvait tenir dans des mémoires de quelques mégaoctets, Jersey Jack dispose désormais de dizaines de gigaoctets pour intégrer contenus vidéo, voix, musiques, animations et ressources graphiques. Cette capacité influence directement le game design de la marque. The Wizard of Oz puis The Hobbit utilisent des structures de jeu particulièrement profondes, avec de nombreux modes, objectifs et progressions. Le grand écran permet de restituer ces informations au joueur tandis que la plateforme informatique peut gérer simultanément des milliers de ressources audiovisuelles et de nombreuses variables de progression.

Une nouvelle logique de mises à jour logicielles

L’utilisation d’un véritable système informatique entraîne également une nouvelle manière de distribuer les mises à jour. Les machines peuvent recevoir de nouvelles versions complètes de leur logiciel et, lorsque nécessaire, des images système destinées à réinstaller entièrement leur environnement informatique. The Wizard of Oz connaît ainsi de nombreuses évolutions logicielles sur plusieurs années, au point que certaines anciennes configurations matérielles deviennent progressivement incompatibles avec les nouvelles versions du code, particulièrement sur les prototypes équipés de composants antérieurs à la production définitive. JJP pousse même l’intégration numérique jusqu’à permettre la consultation du manuel complet directement sur l’écran de la machine. La version publiée en 2014 dépasse plusieurs centaines de pages et peut être consultée depuis le flipper lui-même, une fonction particulièrement atypique pour l’époque rendue possible par l’association du grand LCD et de l’architecture informatique embarquée.

Une première génération construite en évoluant

Cette première plateforme n’est néanmoins pas exempte de défauts. L’ambition technologique de The Wizard of Oz entraîne une complexité matérielle nettement supérieure à celle des machines traditionnelles, et les premières générations du système lumineux connaissent notamment plusieurs problèmes de fiabilité qui conduisent JJP à effectuer successivement plusieurs révisions de ses cartes LED avant d’introduire Lighting 2.0. Ces difficultés participent directement à l’évolution de la plateforme : Jersey Jack développe et stabilise son architecture en produisant The Wizard of Oz, puis transforme les enseignements accumulés en améliorations utilisées sur The Hobbit et les générations suivantes. The Hobbit représente à cet égard une plateforme beaucoup plus mature, avec une alimentation rationalisée, un éclairage de seconde génération directement intégré et une informatique reposant sur une carte mère plus récente. Plusieurs solutions apparues sur cette machine deviennent ensuite la base des productions suivantes.

La définition de JJP CORE 1

Cette continuité justifie la classification JJP CORE 1. Dans la nomenclature Pinball Xperience, cette génération couvre principalement The Wizard of Oz et The Hobbit, avec leurs différentes éditions et révisions matérielles. Elle représente la période pendant laquelle Jersey Jack construit, stabilise et perfectionne les fondations technologiques de sa propre vision du flipper moderne. JJP CORE 1 peut ainsi être défini autour de plusieurs caractéristiques fondamentales : architecture x86 basée sur un ordinateur embarqué, mémoire et stockage comparables à ceux d’un PC, SSD, grand écran LCD couleur, système RGB LED distribué, cartes électroniques dédiées au pilotage physique de la machine, mises à jour logicielles importantes et évolution matérielle progressive au cours de la production.

La fondation technologique de Jersey Jack Pinball

L’importance historique de cette génération dépasse Jersey Jack Pinball. Avec The Wizard of Oz, le constructeur contribue fortement au passage du flipper moderne vers le grand écran couleur et vers une conception dans laquelle audiovisuel, logiciel et mécanique sont pensés comme les différentes composantes d’une même expérience. Cette philosophie devient progressivement une norme dans l’industrie durant la décennie suivante. JJP CORE 1 représente ainsi la fondation technologique de Jersey Jack Pinball : ambitieuse, parfois perfectible dans ses premières itérations, mais suffisamment novatrice pour poser dès 2013 plusieurs des standards qui définiront ensuite le flipper premium moderne.

Flippers de ce système

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