Pinball Xperience
Adrian Disch

Adrian Disch

Poste actuel
Compositeur | Multi-instrumentiste

Biographie

ADRIAN DISCH

Compositeur, multi-instrumentiste et créateur de la musique originale de Dune chez Barrels of Fun

Adrian Disch construit son parcours autour de la composition, de la production et de l’interprétation instrumentale, avec une écriture située entre musique ambient, éléments orchestraux, textures organiques et langage cinématographique. Formé à l’University of North Texas, il développe une carrière qui associe albums personnels, musique à l’image, collaborations avec d’autres artistes et projets instrumentaux. Sa discographie solo comprend notamment Afterlight, The Promise of Finding, Story, Missing Earth et Looking up in Wonder, tandis que son activité parallèle l’amène à travailler avec One Hundred Years, aux côtés de Nick Box, et Voyageur, avec Kevin Bean.

Avant son arrivée dans le flipper, Disch dispose déjà d’un langage musical très identifiable. Son travail privilégie la construction d’atmosphères, la progression lente, les mélodies de piano, les cordes, les textures acoustiques et électroniques et une utilisation de l’espace qui se rapproche souvent de la musique de film. Sa production personnelle n’est pas limitée à un seul registre : certaines pièces sont minimalistes et contemplatives, d’autres développent une ampleur orchestrale ou une dynamique plus marquée. Cette capacité à travailler entre retenue et montée dramatique devient directement utile lorsque Barrels of Fun lui confie la musique de Dune en 2025.

Dune constitue son premier crédit pinball commercial identifié. La répartition des responsabilités est claire : Adrian Disch signe la musique, tandis que Jeff Dodson intervient au sound design. David Van Es et Travis Moseman portent le game design, Eric Priepke le software, Phil Grimaldi et Bowen Kerins les règles, Jonathan Bergeron l’artwork, Joshua Clay et Trent Armstrong l’animation. La distinction entre musique et sound design est essentielle pour comprendre le travail de Disch : il ne construit pas l’ensemble des impacts, callouts ou signaux de gameplay, mais fournit la matière musicale sur laquelle une grande partie de l’identité sonore de la machine peut s’appuyer.

Carte d’identité

Nom

Adrian Disch

Nationalité

Américaine

Formation

University of North Texas

Profession principale

Compositeur | Multi-instrumentiste

Disciplines

Composition | Production musicale | Musique à l’image | Ambient | Musique cinématographique

Projet solo

Adrian Disch

Collaboration

One Hundred Years, avec Nick Box

Collaboration

Voyageur, avec Kevin Bean

Styles dominants

Ambient | Classical | Cinematic | Organic

Instruments documentés

Piano | Keyboards | Synthesizer

Activité complémentaire

Producer | Songwriter | Session Musician

Premier crédit pinball

Dune

Fabricant principal

Barrels of Fun

Crédit pinball documenté

Dune

Fonction sur Dune

Music

Collaborateur audio principal

Jeff Dodson, Sound Design

University of North Texas | Formation musicale

Adrian Disch étudie à l’University of North Texas, institution dont l’enseignement musical occupe une place importante dans son parcours professionnel documenté. Son activité ultérieure montre une approche qui combine composition, jeu instrumental et production plutôt qu’une spécialisation limitée à une seule fonction. Il apparaît selon les projets comme compositeur, producteur, pianiste, claviériste ou musicien de synthétiseur.

Cette polyvalence structure son écriture. Disch ne conçoit pas seulement la musique à travers la partition, mais aussi par la texture et la couleur instrumentale. Piano, éléments orchestraux, nappes électroniques et matières acoustiques peuvent cohabiter dans une même pièce sans que l’arrangement cherche constamment la densité. Son travail laisse souvent respirer les motifs et utilise les silences ou les tenues longues comme des composants de la composition.

Cette manière de construire l’espace musical devient importante dans le contexte du flipper. Une machine produit déjà une quantité importante de sons physiques, de callouts, d’effets et d’informations. Une musique trop saturée sur toute sa largeur fréquentielle laisserait peu de place au gameplay. Le langage de Disch, souvent fondé sur l’atmosphère et la respiration, fournit au contraire une matière qui peut supporter l’ajout d’autres couches.

2013 | Piano, keyboards et synthétiseurs

Les crédits professionnels de Disch documentent dès 2013 plusieurs interventions comme musicien. Il joue notamment du piano et du synthétiseur sur The Hymn Sessions, Vol. 1 de Jimmy Needham, des keyboards sur Morning Rises d’Aaron Shust et du synthétiseur sur Love Is Stronger de Jason Crabb ainsi que God of Every Story de Laura Story.

Ces crédits permettent de mesurer une facette moins visible de son travail lorsque l’on ne considère que sa carrière solo. Disch connaît la place du musicien dans un arrangement construit par d’autres. Il sait intervenir sans que chaque partie ait besoin de devenir le centre du morceau. Cette discipline d’accompagnement est particulièrement utile dans la musique appliquée à un média interactif.

Le flipper exige la même capacité à accepter une hiérarchie extérieure à la musique. Un morceau peut être interrompu par un jackpot, recouvert temporairement par une voix ou voir son intensité modifiée par un événement de gameplay. Le compositeur ne contrôle plus seul la progression dramatique. Il fournit une architecture musicale suffisamment robuste pour que le système du jeu puisse intervenir dessus.

Composition et production | Travail avec d’autres artistes

La carrière de Disch comprend également un travail significatif de composition et de production pour d’autres artistes. Il est crédité comme compositeur et producteur sur Hymn of Heaven de Phil Wickham en 2021, puis comme compositeur sur I Believe en 2023. D’autres crédits comprennent également des travaux associés à Passion et Worship Together.

Cette activité montre que son écriture ne se limite pas à la musique instrumentale. Il travaille également dans des structures de chansons où mélodie, harmonie, paroles, production et interprétation vocale doivent fonctionner ensemble. Le rapport avec le flipper reste indirect, mais la compétence acquise est utile : une machine comme Dune mélange musique originale, voix, extraits audiovisuels et effets sans pouvoir donner à une seule couche toute la place disponible.

Le rôle du compositeur devient alors celui d’un architecte partiel du système sonore. La musique doit être suffisamment caractérisée pour donner une identité à l’univers, mais suffisamment ouverte pour permettre au sound design et aux dialogues d’exister.

One Hundred Years | Collaboration avec Nick Box

One Hundred Years réunit Adrian Disch et Nick Box. Les deux musiciens se rencontrent en tournée alors qu’ils jouent pour Jeff Johnson, puis commencent à écrire ensemble en raison de leur intérêt commun pour les bandes originales et la musique instrumentale. Leur travail s’appuie notamment sur le piano et sur des références liées à une scène néoclassique et ambient contemporaine.

Le projet développe une écriture où la progression repose moins sur une structure couplet-refrain traditionnelle que sur l’évolution d’un motif, d’une texture ou d’une dynamique. Des titres comme Infinity, Prayer, Sleepless ou Steadfast montrent cette orientation vers une musique pouvant accompagner une image sans lui imposer constamment une structure vocale.

L’intérêt de ce travail dans le parcours de Disch vient aussi de sa dimension collaborative. La composition devient un échange entre plusieurs sensibilités. Cette expérience prépare naturellement à un environnement industriel comme Barrels of Fun, où la musique doit s’insérer dans un projet déjà défini par le game design, les règles, l’animation, l’artwork et le sound design.

Voyageur | Collaboration avec Kevin Bean

Voyageur associe Adrian Disch à Kevin Bean. Le projet développe une musique plus organique, construite autour de guitares acoustiques, piano, mandoline, cloches et éléments cinématographiques. Le duo recherche une sensation de déplacement, d’espace et de paysage sonore, avec une production volontairement mélodique et contemplative.

Cette collaboration élargit la palette de Disch au-delà des atmosphères électroniques ou orchestrales. Les arrangements utilisent des instruments acoustiques identifiables mais traités dans une logique de paysage sonore. La mélodie reste importante sans être obligatoirement portée par une voix.

Plusieurs morceaux de Voyageur sont également composés et produits directement par Disch et Bean. All I Wanted en 2020 et les titres du projet Time en 2024 documentent cette double fonction de compositeur et producteur.

2018 | Afterlight | Développement de la discographie solo

Afterlight, publié en 2018, fait partie des premiers projets solo largement distribués sous le nom Adrian Disch. Open Ocean figure parmi les morceaux associés à cette période et établit déjà plusieurs caractéristiques de son travail : progression lente, espace important entre les éléments, utilisation du piano et recherche d’une sensation plus atmosphérique que démonstrative.

La musique de Disch n’est pas construite autour d’une virtuosité instrumentale mise au premier plan. L’écriture privilégie la relation entre timbre, harmonie et durée. Une phrase simple peut être répétée ou transformée progressivement plutôt que remplacée immédiatement par une nouvelle idée.

Cette économie devient utile pour la musique interactive. Dans un flipper, un motif doit pouvoir rester actif assez longtemps pour accompagner une phase de jeu variable. Une écriture trop dépendante d’une succession rapide d’événements musicaux risque de perdre son sens lorsque la partie ne suit pas le timing imaginé par le compositeur.

2021 | The Promise of Finding | Consolidation du langage ambient et cinématographique

The Promise of Finding est publié en 2021 et constitue l’un des albums centraux de la discographie solo de Disch. Des morceaux comme Restoration, The Promise of Finding ou Intrinsic développent une écriture associant ambient, éléments classiques et construction cinématographique.

L’album illustre bien son approche de la mélodie. Celle-ci reste présente et identifiable, mais elle ne cherche pas toujours à conduire constamment l’écoute. Elle peut apparaître au-dessus d’une texture, disparaître, puis revenir sous une autre forme. Cette flexibilité évite la sensation d’un thème imposé en permanence.

Pour Dune, ce langage devient particulièrement adapté aux longues phases intermédiaires. La machine n’est pas uniquement composée de moments de climax. Une grande partie de la partie consiste à préparer des ressources, suivre le cycle jour / nuit et construire des progressions qui ne nécessitent pas une musique constamment au maximum de son intensité.

2023 | Story | Composition et développement mélodique

Story poursuit en 2023 le travail solo de Disch. L’album conserve son orientation ambient et cinématographique tout en développant une écriture mélodique plus affirmée sur plusieurs morceaux. La même année, Sirius apparaît également parmi ses titres les plus identifiés dans sa discographie numérique.

Cette période correspond aussi à la continuité de ses collaborations professionnelles hors de sa production solo. Disch travaille comme compositeur, songwriter et producteur dans des environnements où l’écriture doit servir des projets très différents.

Son intérêt pour la relation entre musique et image demeure un axe central. Il présente lui-même sa pratique comme fortement inspirée par les compositeurs de cinéma et par la collaboration entre réalisateur et compositeur. Cette conception du métier place le dialogue avec le projet avant l’affirmation d’une signature autonome.

2024 | Missing Earth | Approfondissement de l’écriture cinématographique

Missing Earth paraît en 2024. Le titre de l’album et la continuité de sa discographie renforcent une orientation vers des compositions pouvant fonctionner indépendamment tout en évoquant un espace narratif ou visuel.

Disch utilise régulièrement des constructions qui peuvent être décrites comme cinématographiques sans reproduire directement les conventions du blockbuster orchestral. Son travail s’appuie sur des nuances, des accumulations progressives et un mélange de textures électroniques et organiques.

Ce point est important lorsqu’il faut distinguer sa musique de Dune de celle des films contemporains. Son crédit ne consiste pas à reproduire une partition de cinéma existante. Barrels of Fun lui confie une musique originale destinée au rythme particulier d’un flipper, tout en restant suffisamment compatible avec l’imaginaire audiovisuel de la licence.

2025 | Looking up in Wonder | Discographie solo avant Dune

Looking up in Wonder rejoint sa discographie en 2025, année où Dune est également commercialisé. L’album confirme que son activité pinball ne remplace pas sa carrière personnelle. Disch continue de publier sa propre musique en parallèle de ses travaux de commande.

Cette simultanéité est importante pour situer Dune dans son parcours. Le flipper ne devient pas son activité principale documentée. Il représente une extension de son métier de compositeur vers un support interactif très particulier.

La différence avec plusieurs créateurs issus directement de l’industrie du jeu est nette sur le plan professionnel : Disch continue à développer albums, collaborations et musique à l’image indépendamment de Barrels of Fun. Dune constitue donc un projet dans une carrière musicale plus large, et non le centre unique de cette carrière.

2025 | Dune | Premier crédit pinball

Dune, commercialisé en 2025 par Barrels of Fun, constitue le premier crédit pinball documenté d’Adrian Disch. Il est officiellement crédité à la musique, avec Jeff Dodson au sound design. Cette séparation place immédiatement son travail dans une architecture audio à deux fonctions distinctes.

La musique doit fournir une identité, une tension et une continuité émotionnelle. Le sound design doit communiquer les tirs, ressources, changements de cycle, jackpots, mécanismes et informations immédiates. Les deux disciplines se rencontrent dans le mix mais ne poursuivent pas exactement le même objectif.

Cette organisation convient particulièrement bien à Dune, dont le ruleset fonctionne sur plusieurs temporalités. Certaines actions sont instantanées, d’autres construisent une préparation qui peut durer plusieurs minutes. La musique doit donc soutenir une partie entière alors que les effets de Dodson interviennent continuellement au premier plan.

Dune | Construire Arrakis sans reproduire la musique des films

Le principal défi musical de Dune vient de la puissance de son identité cinématographique contemporaine. Le public associe déjà Arrakis à une esthétique sonore très marquée. Une copie trop directe aurait réduit la musique du flipper à une imitation, tandis qu’une rupture complète aurait créé une distance avec le reste du package audiovisuel.

Le langage personnel de Disch apporte une solution crédible à ce problème. Ses habitudes d’écriture, textures ambient, éléments orchestraux, progression lente et goût pour les espaces larges, peuvent rejoindre naturellement certains besoins de Dune sans dépendre de la reproduction exacte d’une partition existante.

Cette proximité stylistique permet au flipper de conserver une sensation cinématographique tout en utilisant une musique écrite pour son propre fonctionnement. Dune gagne ainsi une continuité entre artwork, paysages numériques, animations et ambiance musicale sans que le compositeur disparaisse derrière une simple reproduction de la licence.

Dune | Musique, cycle jour / nuit et temporalité

Le cycle jour / nuit constitue l’une des structures importantes du jeu. Cette architecture influence ressources, objectifs et plusieurs états de la partie. Même lorsque la musique ne décrit pas littéralement chaque règle, elle participe à la perception d’un monde dont la temporalité évolue.

Une musique ambient ou cinématographique peut accompagner ce type de progression avec beaucoup plus de souplesse qu’une succession permanente de morceaux fortement caractérisés. Des changements de densité, de texture ou d’intensité permettent d’accompagner une évolution sans donner l’impression que le jeu recommence musicalement toutes les trente secondes.

Le travail de Disch contribue donc surtout à la continuité de l’expérience. Là où les effets sonores indiquent qu’un événement vient de se produire, la musique aide à maintenir une cohérence entre ces événements.

Dune | Musique et environnement

La réussite musicale de Dune tient également à sa relation avec les espaces visuels. Le lower display montre Arrakis comme environnement continu, avec ses horizons, Harvesters, Ornithopters et variations lumineuses. Les animations de Joshua Clay et Trent Armstrong privilégient souvent des mouvements relativement mesurés plutôt qu’une saturation permanente.

La musique de Disch fonctionne bien dans cette architecture parce qu’elle utilise elle aussi l’espace et la durée. Les grandes nappes et motifs progressifs peuvent accompagner un désert relativement calme puis laisser monter l’intensité lorsque le gameplay l’exige.

L’association produit une immersion qui dépend moins de la multiplication de références reconnaissables que de la cohérence générale de l’atmosphère. Sur Dune, la musique est rarement perçue comme une couche posée au-dessus du jeu. Elle participe au climat général de la machine.

Dune | Musique et ruleset

Le ruleset de Dune repose fortement sur la préparation. Eau, épice, objets, cycles et différents systèmes sont accumulés avant d’être exploités dans des modes ou événements plus importants. La musique doit donc supporter une courbe où l’intensité du gameplay ne progresse pas constamment de manière linéaire.

Cette structure convient au langage de Disch. Ses compositions utilisent régulièrement des constructions progressives, avec une intensité pouvant se développer sans nécessiter immédiatement un climax. Le joueur peut rester dans une phase de préparation sans que la musique donne la sensation artificielle qu’un événement final devrait déjà avoir lieu.

La limite apparaît lorsque la partie devient très chargée. Dune peut empiler modes, multiball, callouts, sound design et animations. Dans ces moments, la musique devient naturellement moins identifiable comme composition autonome. Ce n’est pas nécessairement un défaut du score, mais une conséquence du rôle qui lui est assigné dans le mix.

Adrian Disch et Jeff Dodson | Musique et sound design

La distinction entre Adrian Disch et Jeff Dodson doit rester stricte dans les crédits de Dune. Disch signe la musique. Dodson signe le sound design et travaille notamment sur les ressources, spinners, jackpots, voix et hiérarchie des événements.

Les deux disciplines se rencontrent pourtant constamment. Un effet de jackpot ne peut pas être conçu comme si aucune musique n’était active. Une musique ne peut pas saturer toutes les fréquences si le jeu doit rendre audibles plusieurs informations simultanément. Le résultat dépend donc de la capacité du mix à donner une place différente aux deux fonctions.

Dune fonctionne particulièrement bien lorsque cette hiérarchie reste nette. Disch maintient l’environnement musical, Dodson donne du relief aux événements et le code d’Eric Priepke décide quand chaque élément doit prendre la priorité. La cohérence de l’expérience audio vient de cette répartition plutôt que d’une seule personne responsable de toutes les couches.

Adrian Disch et les équipes visuelles | Musique et mise en scène

La musique de Dune travaille également avec le package visuel construit autour de Jonathan Bergeron, Joshua Clay et Trent Armstrong. Les écrans, le système HAL et les changements environnementaux peuvent donner à un même morceau une perception différente selon l’état de la partie.

Cette relation rappelle la manière dont Disch décrit son intérêt général pour la composition : travailler aux côtés d’autres créateurs afin d’aider un projet à développer son histoire ou son atmosphère. Dans le flipper, le partenaire du compositeur n’est pas uniquement un réalisateur. Il s’agit d’une équipe complète dont les décisions physiques, visuelles et logicielles modifient continuellement la manière dont la musique est reçue.

Dune représente donc une adaptation assez naturelle de son métier. Il ne change pas de langage pour devenir un compositeur de flipper. Il adapte un langage déjà développé dans la musique instrumentale et cinématographique aux contraintes d’un système interactif.

Film et musique à l’image | Continuité avec son travail de compositeur

Le parcours de Disch comprend également des crédits comme compositeur pour des productions audiovisuelles, notamment Restore en 2019, Dreama Team en 2023 et Bearing Witness: A Name & a Voice en 2024. Son activité est donc déjà liée à la relation entre musique et image avant Dune.

La différence essentielle tient à l’interactivité. Un film impose un montage final. Le compositeur peut synchroniser une montée, un silence ou un impact avec une image dont le moment ne changera jamais. Le flipper conserve au contraire une part d’incertitude permanente.

Dune oblige donc à appliquer une sensibilité cinématographique sans bénéficier du contrôle temporel du cinéma. La musique doit pouvoir vivre avec une partie longue, courte, calme ou très agressive. Cette contrainte représente le principal changement de médium pour Disch.

2026 | Continuité de la carrière solo

En 2026, Adrian Disch continue de publier de nouvelles compositions en parallèle de son crédit pinball. Sa production comprend plusieurs singles et EPs supplémentaires, confirmant que son activité demeure centrée sur une carrière musicale indépendante plus large.

Cette continuité permet également de situer son rôle actuel dans le pinball avec prudence. Dune reste son seul crédit commercial identifié à ce jour. Il serait donc trop tôt pour parler d’une signature pinball construite sur plusieurs machines.

Son apport peut néanmoins être analysé concrètement sur ce premier projet. Barrels of Fun choisit un compositeur dont le langage existe déjà avant la licence et dont les caractéristiques correspondent naturellement à l’environnement d’Arrakis. Le résultat évite la sensation d’une musique générique de science-fiction ajoutée après la conception du jeu.

Compétences & rôles

Composition | Multi-Instrumental Performance | Music Production | Cinematic Music | Ambient Music | Piano | Keyboards | Synthesizer | Songwriting | Music for Picture

Le profil d’Adrian Disch repose sur une combinaison de composition, interprétation et production. Sa musique personnelle, ses collaborations et ses crédits pour d’autres artistes montrent une pratique qui ne sépare pas totalement écriture, arrangement et texture. Cette polyvalence lui permet d’aborder Dune comme un environnement musical complet plutôt que comme une simple série de thèmes destinés aux différents modes.

Principaux albums et projets personnels

Année

Projet

Type

2018

Afterlight

EP

2021

The Promise of Finding

Album

2023

Story

Album

2024

Missing Earth

Album

2025

Looking up in Wonder

Album

2015

Infinity

One Hundred Years, EP

2020

All I Wanted

Voyageur

2024

Time

Voyageur, EP

Principal crédit pinball

Année

Machine

Fabricant

Contribution

2025

Dune

Barrels of Fun

Music | Original Score

Dates clés et contributions

Année

Étape

Portée

2013

Session musician

Piano, keyboards et synthétiseurs sur plusieurs productions musicales.

2015

One Hundred Years

Infinity avec Nick Box.

2018

Afterlight

Publication d’un premier projet solo documenté dans sa discographie actuelle.

2019

Restore

Crédit comme compositeur pour une production audiovisuelle.

2021

The Promise of Finding

Album central dans le développement de son langage ambient et cinématographique.

2021

Hymn of Heaven

Composition et production avec Phil Wickham.

2023

Story

Nouvel album solo.

2023

I Believe

Crédit de composition.

2023

Dreama Team

Crédit de composition à l’image.

2024

Missing Earth

Album solo.

2024

Bearing Witness: A Name & a Voice

Travail de composition pour l’image.

2025

Looking up in Wonder

Album solo.

2025

Dune

Premier crédit pinball comme compositeur chez Barrels of Fun.

2026

Discographie solo

Poursuite des publications personnelles avec de nouveaux singles et EPs.

Adrian Disch | Composition cinématographique et premier travail dans le flipper

La carrière d’Adrian Disch s’est développée bien avant Dune autour d’une pratique musicale complète : composition, production, piano, claviers, synthétiseurs, écriture pour d’autres artistes et création de projets instrumentaux. Ses collaborations avec One Hundred Years et Voyageur, ainsi que ses albums solo, montrent une attention constante à l’atmosphère, à la mélodie et à la construction progressive de la dynamique.

Son rapport à la musique de film constitue également une composante durable de son travail. Disch conçoit la composition comme une collaboration avec une œuvre et avec les créateurs qui la construisent. Dune transpose directement cette logique dans un médium interactif où le compositeur ne maîtrise plus l’ordre exact ni la durée de tous les événements.

Le projet Barrels of Fun exploite efficacement son langage. Les textures ambient et cinématographiques donnent de l’espace aux paysages d’Arrakis, accompagnent les phases de préparation du ruleset et restent suffisamment ouvertes pour permettre au sound design de Jeff Dodson, aux voix et aux événements de gameplay de prendre temporairement le premier plan. Cette séparation entre continuité musicale et information sonore constitue l’un des points solides de l’architecture audio de la machine.

Dune reste en 2026 l’unique crédit pinball commercial identifié d’Adrian Disch. Son positionnement dans l’industrie doit donc rester attaché à ce projet plutôt qu’à une carrière de compositeur de flipper déjà étendue. Son premier travail apporte néanmoins une contribution clairement identifiable : une musique originale capable de prolonger l’échelle cinématographique de Dune sans fonctionner comme une imitation directe de la bande originale des films, tout en laissant au gameplay l’espace sonore nécessaire pour rester lisible.

Points clés

  • Composition
  • Multi-Instrumental Performance
  • Music Production
  • Cinematic Music
  • Ambient Music
  • Piano
  • Keyboards
  • Synthesizer
  • Songwriting
  • Music for Picture

Dates clés

  1. Session musician Piano, keyboards et synthétiseurs sur plusieurs productions musicales.

  2. One Hundred Years Infinity avec Nick Box.

  3. Afterlight Publication d’un premier projet solo documenté dans sa discographie actuelle.

  4. Restore Crédit comme compositeur pour une production audiovisuelle.

  5. The Promise of Finding Album central dans le développement de son langage ambient et cinématographique.

  6. Hymn of Heaven Composition et production avec Phil Wickham.

  7. Story Nouvel album solo.

  8. I Believe Crédit de composition.

  9. Dreama Team Crédit de composition à l’image.

  10. Missing Earth Album solo.

  11. Bearing Witness: A Name & a Voice Travail de composition pour l’image.

  12. Looking up in Wonder Album solo.

  13. Dune Premier crédit pinball comme compositeur chez Barrels of Fun.

  14. Discographie solo Poursuite des publications personnelles avec de nouveaux singles et EPs.

Flippers associés

1 flippers