
Saul Hudson (Slash)
- Surnom
- Slash
- Date de naissance
- 23 septembre 2026
- Poste actuel
- Guns n' Roses Guitarist | Songwriter | Game Designer
Biographie
SLASH
Le guitariste qui a conçu deux générations de Guns N’ Roses en flipper
Slash n’est pas seulement l’artiste dont la musique et l’image ont été utilisées sur deux flippers Guns N’ Roses. À plus de vingt-cinq ans d’intervalle, le guitariste participe directement à leur conception. Data East le crédite au game design dès 1994, aux côtés de Joe Kaminkow, John Borg et Lyman Sheats. En 2020, Jersey Jack Pinball le crédite de nouveau comme game designer avec Eric Meunier sur Guns N’ Roses: Not in This Lifetime, après environ deux années de collaboration.
Cette double présence lui donne une place particulière parmi les musiciens associés au flipper. Slash ne se contente pas d’autoriser une licence ou d’enregistrer du contenu destiné à la machine. Son intérêt personnel pour le pinball l’amène à intervenir sur les idées de jeu, l’expérience recherchée et la manière dont l’univers scénique de Guns N’ Roses doit être transposé sur un playfield. En 2020, il est même à l’origine du projet en approchant directement Jack Guarnieri pour proposer une nouvelle machine consacrée au groupe.
Carte d’identité
Nom de naissance | Saul Hudson |
Nom professionnel | Slash |
Profession | Guitariste | Compositeur | Game Designer |
Groupe principal | Guns N’ Roses |
Spécialités dans le flipper | Game Design | Music | Sound | Creative Direction |
Constructeurs documentés | Data East | Jersey Jack Pinball |
Premier crédit flipper documenté | Guns N’ Roses |
Premier crédit Game Design | 1994 |
Machines conçues | Guns N’ Roses | Guns N’ Roses: Not in This Lifetime |
Période documentée dans le flipper | 1994 à 2020 |
Le flipper | Une passion antérieure au projet Jersey Jack
La relation de Slash avec le flipper dépasse largement une opération promotionnelle construite autour de Guns N’ Roses. Le musicien est lui-même amateur de pinball, une proximité qui explique son implication inhabituelle lorsque le groupe devient le sujet d’une machine. Dès les années 1990, cette passion le conduit à travailler directement avec l’industrie plutôt qu’à rester uniquement l’une des personnalités représentées sur le jeu.
Son parcours dans le flipper suit ainsi une chronologie singulière. Il participe à une première machine pendant l’âge du DMD, puis revient plus de vingt-cinq ans plus tard sur une génération équipée d’un grand écran LCD, d’un système audio considérablement plus développé et d’une architecture mécanique capable de transformer le concert en véritable structure de jeu.
1994 | Guns N’ Roses chez Data East
En 1994, Data East produit Guns N’ Roses, une machine widebody conçue par Joe Kaminkow, John Borg, Lyman Sheats et Slash. Environ 3 000 exemplaires sont produits. Le guitariste est également crédité pour la musique et les callouts, ce qui étend son implication au-delà du seul game design.
La machine cherche déjà à transformer l’identité du groupe en éléments physiques. Le fameux Rose Plunger, le lance-bille automatique en forme de revolver, l’iconographie Guns N’ Roses et l’utilisation de morceaux du groupe donnent au jeu une identité immédiatement reconnaissable. La musique n’est pas simplement associée au thème, elle participe à l’expérience de jeu.
Cette première collaboration établit surtout un précédent dans la carrière de Slash. Il découvre le développement d’un flipper de l’intérieur et se retrouve crédité aux côtés de designers dont le métier consiste à transformer une idée en géométrie de tirs, mécanismes et règles. Plus de deux décennies plus tard, cette expérience devient le point de départ d’un projet beaucoup plus ambitieux.
Une idée portée par Slash
Le second Guns N’ Roses ne naît pas simplement d’une proposition commerciale adressée au groupe. Vers 2017, Slash approche Jack Guarnieri, fondateur de Jersey Jack Pinball, avec l’idée de créer une machine inspirée de la tournée Not in This Lifetime. Après validation du projet, Eric Meunier devient le designer chargé de développer le jeu avec lui.
La collaboration dure environ deux ans. Meunier décrit un Slash constamment impliqué, apportant idée après idée sur ce qu’il souhaite retrouver dans la machine. L’objectif commun consiste à reproduire l’énergie d’un concert de Guns N’ Roses et plus directement l’expérience de la tournée Not in This Lifetime. Le projet ne part donc pas d’un playfield terminé auquel une licence aurait ensuite été appliquée. L’identité du groupe intervient dans la conception même de la machine.
2020 | Guns N’ Roses: Not in This Lifetime
Jersey Jack Pinball révèle Guns N’ Roses: Not in This Lifetime en octobre 2020. Eric Meunier et Slash sont officiellement crédités au Game Design. Keith P. Johnson travaille sur les règles, une importante équipe software réunit notamment Bill Grupp, Duncan Brown, Ted Estes et Joe Katz, tandis que Vikas Deo et Slash interviennent sur la dimension musicale et sonore.
Cette fois, l’ambition consiste à transformer un concert entier en expérience de flipper. Les lumières, la musique, les membres du groupe, la scène et les grands moments d’un show deviennent la matière première du jeu. La machine ne cherche pas uniquement à accumuler des références à Guns N’ Roses, elle organise son identité autour de la sensation d’assister à une performance.
Slash apporte une connaissance impossible à obtenir uniquement par documentation. Il connaît le déroulement du spectacle depuis la scène, la manière dont les morceaux construisent leur énergie et les éléments qu’il considère représentatifs d’un concert du groupe. Cette expérience nourrit directement la conception menée avec Eric Meunier.
Eric Meunier et Slash | Une véritable collaboration de design
Le crédit de Slash sur Guns N’ Roses ne doit pas être lu comme une simple reconnaissance accordée à la célébrité associée au thème. Eric Meunier a décrit une collaboration continue dans laquelle le guitariste apportait régulièrement des idées et suivait le développement du jeu. Slash explique lui-même que l’équipe de Jersey Jack cherchait à concrétiser les concepts qu’il proposait.
Cette relation donne au projet une structure différente d’un flipper musical développé avec une implication limitée de l’artiste. Slash participe à la définition de l’expérience recherchée, tandis que Meunier et l’équipe Jersey Jack transforment ces intentions en architecture de jeu réalisable. Les compétences ne sont pas identiques, mais elles travaillent vers le même objet.
Le résultat porte donc deux formes d’expertise. Meunier maîtrise la conception d’un flipper et les contraintes physiques d’un playfield. Slash apporte l’expérience du concert, sa connaissance de Guns N’ Roses et sa propre culture du pinball. La machine se construit dans la rencontre de ces deux perspectives.
La musique comme mécanique d’expérience
L’implication de Slash prend également une dimension sonore. Guns N’ Roses: Not in This Lifetime utilise des enregistrements et contenus issus du groupe, tandis que Slash est crédité avec Vikas Deo sur la musique et le son. D’autres membres de Guns N’ Roses participent également au contenu audio de la machine.
Sur une machine musicale, cette matière sonore possède une fonction différente d’un simple accompagnement. Les morceaux déterminent l’intensité de longues séquences de jeu, structurent la perception du temps et donnent aux réussites une dimension immédiatement identifiable. La construction audiovisuelle peut suivre la montée d’un titre, utiliser ses ruptures ou accompagner un moment majeur avec une section musicale adaptée.
Le guitariste participe ainsi à un projet où sa discipline d’origine et le game design finissent par se rejoindre. Le morceau n’est plus uniquement une œuvre diffusée par les haut-parleurs du flipper. Il devient l’un des matériaux avec lesquels l’expérience de jeu est construite.
Deux machines, deux époques du flipper
Les deux Guns N’ Roses auxquels Slash participe sont séparés par vingt-six ans. La machine Data East de 1994 appartient à l’âge du DMD, avec une électronique, un affichage et des possibilités audiovisuelles caractéristiques des années 1990. Celle de Jersey Jack en 2020 dispose d’un grand LCD, d’un système audio moderne, d’un éclairage beaucoup plus élaboré et d’une capacité logicielle sans commune mesure avec la première.
Cette distance technologique rend la comparaison particulièrement révélatrice. Le même artiste participe à deux tentatives de traduction du même groupe dans le langage du flipper, mais avec des outils radicalement différents. En 1994, l’identité repose largement sur le playfield, les mécanismes, les illustrations, les samples et le DMD. En 2020, la machine peut orchestrer musique, vidéo, animation, éclairage et gameplay dans un système audiovisuel beaucoup plus dense.
Slash traverse ces deux générations comme un point commun. Peu de personnalités issues d’une licence peuvent revendiquer une implication créative documentée sur deux adaptations pinball de leur propre univers séparées par plus d’un quart de siècle.
Machines et crédits principaux
Année | Machine | Fabricant | Fonction documentée |
|---|---|---|---|
1994 | Guns N’ Roses | Data East | Game Design | Music | Callouts |
2020 | Guns N’ Roses: Not in This Lifetime | Jersey Jack Pinball | Game Design | Music | Sound |
Compétences & rôles
Game Design | Creative Direction | Music | Sound | Callouts | Theme Integration
Slash occupe une position atypique dans cette liste de compétences. Le game design n’est évidemment pas son activité professionnelle principale, mais ses deux crédits ne reposent pas sur une simple association de nom. En 1994 comme en 2020, il intervient directement dans des équipes de conception, et sa seconde expérience est documentée comme une collaboration soutenue avec Eric Meunier.
Sa contribution se situe aussi dans un domaine où il possède une expertise que l’équipe de développement ne peut pas reproduire : la connaissance intime de Guns N’ Roses depuis l’intérieur du groupe et depuis la scène. Sur Not in This Lifetime, cette expérience devient une matière de conception au même titre que la musique et l’iconographie.
Highlights
La place de Slash dans l’histoire du flipper ne tient pas au nombre de machines auxquelles il a participé, mais à la nature de cette participation. Deux crédits de game design seulement suffisent à dessiner une relation qui traverse deux périodes très différentes de l’industrie. En 1994, il contribue au Guns N’ Roses de Data East. En 2020, il revient avec une implication encore plus profonde sur la machine Jersey Jack.
Le second projet montre jusqu’où peut aller la participation du détenteur ou du représentant d’une licence lorsqu’elle dépasse l’approbation artistique. Slash initie le projet, travaille directement avec Eric Meunier et utilise son expérience de musicien, de performer et de joueur de flipper pour définir ce que la machine doit transmettre.
Entre les deux Guns N’ Roses, vingt-six années d’évolution technologique séparent les playfields. Slash reste pourtant présent des deux côtés de cette histoire. Il est l’artiste représenté sur la machine, le musicien que l’on entend, mais également l’un de ceux qui ont contribué à décider comment elle devait se jouer.
Points clés
- Game Design
- Creative Direction
- Music
- Sound
- Callouts
- Theme Integration
Dates clés
Flippers associés
2 flippers

