
Johnny Wiegel
- Poste actuel
- Animator | Motion Designer | Visual Artist
Biographie
JOHNNY WIEGEL
De The Wizard of Oz à Sonic, plus d’une décennie d’animation chez Jersey Jack Pinball
Johnny Wiegel appartient à la première génération d’artistes qui a dû penser l’animation comme une composante native du flipper moderne. Lorsque Jersey Jack Pinball introduit avec The Wizard of Oz un grand écran LCD au cœur de son architecture, une nouvelle surface créative apparaît. Elle ne doit plus seulement afficher un score ou quelques séquences ponctuelles, elle accompagne la partie, matérialise des événements, donne une présence aux personnages et participe à l’identité visuelle de la machine.
Wiegel travaille sur cette dimension depuis les premières productions du constructeur. Son parcours chez Jersey Jack traverse The Wizard of Oz, The Hobbit, Dialed In!, Toy Story 4, puis Harry Potter et Sonic the Hedgehog. Plus d’une décennie sépare ces projets, pendant laquelle les possibilités offertes par l’écran, la 3D et l’intégration entre animation et gameplay se sont considérablement développées.
Carte d’identité
Prénom | Johnny |
Nom | Wiegel |
Profession | Animator | Motion Designer | Visual Artist |
Spécialités | 3D Animation | Motion Graphics | Video | Post-Production |
Studio | Solid Post Production |
Constructeur principalement documenté | Jersey Jack Pinball |
Première collaboration pinball documentée | The Wizard of Oz |
Machines majeures | The Wizard of Oz | The Hobbit | Dialed In! | Toy Story 4 | Harry Potter | Sonic the Hedgehog |
Période documentée | Années 2010 à aujourd’hui |
Solid Post Production | Une carrière construite dans l’image en mouvement
Johnny Wiegel développe son activité professionnelle autour de l’animation, de la vidéo, du motion design et de la post-production au sein de Solid Post Production, aux Pays-Bas. Son travail ne se limite pas au flipper et s’inscrit dans une pratique plus large de la création audiovisuelle, avec une attention particulière portée aux images animées et à leur intégration dans des productions graphiques.
Cette expérience trouve un terrain particulier chez Jersey Jack Pinball. L’arrivée du constructeur coïncide avec une transformation profonde de l’affichage dans le flipper. Le grand LCD permet de dépasser les animations relativement courtes et contraintes des générations précédentes. Le contenu visuel peut désormais occuper une place permanente dans l’expérience de jeu.
The Wizard of Oz | Aux débuts du grand LCD chez Jersey Jack
The Wizard of Oz ouvre en 2013 une période déterminante pour Jersey Jack Pinball. La première machine du constructeur adopte un grand écran LCD et place immédiatement l’interface, la vidéo et l’animation parmi les composantes majeures de sa présentation.
Johnny Wiegel participe aux animations 3D développées pour cette première génération de machines. Son travail s’inscrit dans la direction visuelle portée par Jean-Paul de Win, qui construit alors une grande partie de l’identité graphique et de l’interface des premiers titres Jersey Jack.
Le contexte est important. Le LCD n’est pas encore un standard du flipper contemporain. L’équipe doit définir la manière dont cette surface peut cohabiter avec le playfield, transmettre des informations et prolonger l’univers de la licence sans détourner continuellement l’attention du joueur. L’animation devient une discipline directement liée au fonctionnement de la machine.
The Hobbit | Donner une présence numérique à la Terre du Milieu
Johnny Wiegel poursuit son travail avec Jersey Jack sur The Hobbit. La machine repose sur une quantité considérable de contenu audiovisuel et sur une progression directement alimentée par l’univers cinématographique. Les animations participent à cette construction en accompagnant les personnages, les événements et les différentes étapes de l’aventure.
La 3D permet également de créer des éléments visuels spécifiquement conçus pour la machine plutôt que de dépendre exclusivement d’extraits des films. L’écran peut alors prolonger le monde physique du playfield avec des représentations et des transitions adaptées au rythme du jeu.
The Hobbit consolide la relation entre animation et ruleset qui deviendra l’une des signatures des machines Jersey Jack. L’écran ne constitue plus un simple support placé dans le backbox. Il réagit en permanence à ce qui se déroule sur le playfield.
Dialed In! | Créer sans dépendre d’une licence
Dialed In! offre en 2017 un contexte très différent. Le jeu de Pat Lawlor ne repose pas sur une licence cinématographique ou musicale capable de fournir immédiatement personnages, séquences et identité visuelle. L’univers doit être construit directement pour la machine.
Le travail d’animation participe donc à la création de cette identité originale. Les événements urbains, catastrophes et différentes situations déclenchées par le joueur disposent de leur propre traduction visuelle. L’écran devient l’un des moyens utilisés pour donner une existence à un monde qui n’existait pas avant le flipper.
Cette différence montre l’étendue du rôle de l’animation dans une machine moderne. Sur une licence, elle peut prolonger un langage visuel déjà connu. Sur une création originale, elle contribue directement à l’établir.
Toy Story 4 | Travailler dans un univers déjà entièrement animé
Toy Story 4 en 2022 inverse encore le problème. Cette fois, la référence n’est pas seulement cinématographique, elle appartient elle-même au cinéma d’animation. Toute création destinée à l’écran du flipper doit donc cohabiter avec un univers dont le niveau visuel et l’identité sont immédiatement reconnaissables.
Wiegel fait partie des artistes associés aux animations 3D de la machine. Le travail doit s’intégrer à une production dans laquelle les personnages, les couleurs et les environnements possèdent déjà une grammaire extrêmement définie.
Cette continuité entre les premières machines Jersey Jack et Toy Story 4 permet aussi de mesurer l’évolution technique de la plateforme. Une décennie après The Wizard of Oz, le contenu animé est devenu une composante attendue d’une machine premium et son intégration au gameplay beaucoup plus dense.
Harry Potter | Une équipe visuelle néerlandaise au cœur du projet
Harry Potter marque en 2025 l’un des projets les plus importants de cette période. Johnny Wiegel rejoint une équipe visuelle comprenant notamment Jean-Paul de Win et Olaf Gremie pour l’animation, Jesper Abels pour l’art des playfields et Lars Scholten pour la sculpture 3D.
Wiegel intervient sur les animations LCD tandis que la direction artistique et les différentes disciplines graphiques doivent maintenir une cohérence à travers une machine extrêmement riche en contenu. L’univers couvre les huit films et multiplie les personnages, lieux, sorts, modes et événements que le système visuel doit accompagner.
L’animation fonctionne ici au contact direct de l’interface. Sorts, affrontements, progression et réactions de la machine doivent être compréhensibles sans transformer l’écran en succession de séquences déconnectées du jeu. La collaboration avec Olaf Gremie et Jean-Paul de Win permet de répartir cette immense quantité de contenu tout en conservant une direction commune.
Sonic the Hedgehog | Passer de la magie à la vitesse
En 2026, Johnny Wiegel poursuit sa collaboration avec Jersey Jack Pinball sur Sonic the Hedgehog. Il partage cette fois le crédit animation avec Bobby Llereza et Olaf Gremie. La direction artistique change entièrement, tout comme le rythme que l’animation doit accompagner.
Sonic repose sur une identité fondée sur le mouvement, la vitesse et l’énergie. Le langage animé doit suivre une machine elle-même conçue autour de trajectoires rapides et d’une architecture à plusieurs niveaux. L’écran accompagne un univers issu du jeu vidéo, où l’animation n’est plus simplement associée à la licence, elle fait partie de son langage d’origine.
La présence de Wiegel sur Sonic prolonge une relation avec Jersey Jack qui remonte aux premières années du constructeur. Entre The Wizard of Oz et Sonic the Hedgehog, le matériel, les possibilités graphiques et la sophistication des interfaces ont changé, mais son travail reste placé au même endroit : entre l’action physique du flipper et sa traduction numérique.
Une continuité rare dans l’histoire visuelle de Jersey Jack
Johnny Wiegel occupe une place particulière parmi les collaborateurs artistiques de Jersey Jack parce que son travail traverse plusieurs générations de la plateforme. Des animations 3D de The Wizard of Oz, The Hobbit et Dialed In! jusqu’aux productions plus récentes, son parcours accompagne l’évolution du LCD chez le constructeur. Jean-Paul de Win a notamment présenté rétrospectivement son travail 3D sur The Wizard of Oz, The Hobbit, Dialed In! et Toy Story 4 comme une composante de cette histoire visuelle.
Cette continuité permet de suivre une transformation plus large du métier d’animateur dans le pinball. L’écran est progressivement passé du statut de nouvelle possibilité technologique à celui d’interface centrale capable de gérer simultanément information, spectacle, narration visuelle et feedback de gameplay.
L’animateur doit donc comprendre un rythme qui n’est pas celui d’un film. Le joueur peut interrompre une séquence par un drain, déclencher plusieurs événements rapidement, empiler des modes ou détourner son regard de l’écran pendant plusieurs secondes. L’image doit rester spectaculaire tout en acceptant cette imprévisibilité permanente.
Machines et crédits principaux
Année | Machine | Fabricant | Fonction documentée |
|---|---|---|---|
2013 | The Wizard of Oz | Jersey Jack Pinball | 3D Animation |
2016 | The Hobbit | Jersey Jack Pinball | 3D Animation |
2017 | Dialed In! | Jersey Jack Pinball | 3D Animation |
2022 | Toy Story 4 | Jersey Jack Pinball | 3D Animation |
2025 | Harry Potter | Jersey Jack Pinball | Animation |
2026 | Sonic the Hedgehog | Jersey Jack Pinball | Animation |
Compétences & rôles
3D Animation | Motion Graphics | Video | Post-Production | Visual Effects | LCD Animation | Visual Design
Johnny Wiegel travaille principalement sur l’image en mouvement et sa fabrication numérique. Dans le contexte du flipper, ces compétences prennent une dimension interactive : les animations doivent fonctionner à l’intérieur d’une architecture où leur déclenchement dépend directement des actions du joueur.
Son expérience avec Jersey Jack couvre aussi bien des univers cinématographiques que des licences issues de l’animation et du jeu vidéo, ainsi qu’une création originale avec Dialed In!. Cette diversité impose de reconstruire le langage graphique de chaque projet plutôt que d’appliquer une signature visuelle unique à toutes les machines.
Highlights
Johnny Wiegel accompagne Jersey Jack Pinball depuis une période où le grand LCD représentait encore une rupture technologique dans le flipper. Son travail sur The Wizard of Oz, The Hobbit et Dialed In! appartient aux premières expérimentations du constructeur autour d’une machine dans laquelle l’image numérique pouvait occuper une place bien supérieure à celle permise par les générations précédentes.
Plus d’une décennie après The Wizard of Oz, Harry Potter puis Sonic montrent jusqu’où cette logique s’est développée. Les animations ne sont plus des éléments périphériques ajoutés autour du jeu. Elles appartiennent à un système visuel complet où interface, feedback, personnages, progression et spectacle doivent fonctionner simultanément.
Cette durée donne au parcours de Johnny Wiegel une valeur particulière dans l’histoire de Jersey Jack. Peu d’animateurs peuvent relier aussi directement les premières expérimentations LCD du constructeur à ses productions actuelles. De la route de briques jaunes de The Wizard of Oz à la vitesse de Sonic, son travail accompagne une période pendant laquelle l’écran est devenu l’une des surfaces de jeu du flipper moderne.
Points clés
- 3D Animation
- Motion Graphics
- Video
- Post-Production
- Visual Effects
- LCD Animation
- Visual Design
Dates clés
Flippers associés
2 flippers

