Pinball Xperience

The Wizard of Oz

Jersey Jack Pinball · 2013

Description

THE WIZARD OF OZ | JERSEY JACK PINBALL | 2013

The Wizard of Oz constitue la première machine commerciale de Jersey Jack Pinball et pose dès 2013 une grande partie de l’ADN technique que le constructeur développera ensuite pendant plus d’une décennie. Fondée en 2011 par Jack Guarnieri, la société choisit pour son premier titre une architecture très éloignée de la production américaine dominante de l’époque : cabinet widebody, ordinateur embarqué, grand écran LCD couleur, éclairage RGB généralisé, deux mini-playfields et une quantité inhabituelle de mécanismes motorisés et magnétiques. Les premières machines de production quittent l’usine de Lakewood, dans le New Jersey, en avril 2013.

Le thème exploite officiellement le film The Wizard of Oz de 1939 et transforme le voyage de Dorothy en véritable géographie mécanique. Kansas, Munchkinland, Emerald City, Haunted Forest et le château de la Wicked Witch ne sont pas seulement des chapitres du ruleset, chacun possède une présence physique sur le playfield. La maison de Dorothy tourne sur le Twister Mini-Playfield, la Wicked Witch surgit du plateau, le Flying Monkey transporte réellement une bille jusqu’au château, les portes du Witch’s Castle s’ouvrent mécaniquement et une Crystal Ball intègre son propre écran LCD. Cette densité justifie le format widebody et l’architecture multiniveau, l’action ne se déroulant jamais sur une seule surface plane.

La machine connaît ensuite une carrière industrielle particulièrement longue. Standard Edition, Emerald City Limited Edition, 75th Anniversary Edition, Rescue Edition, Green Edition puis Yellow Brick Road Limited Edition se succèdent entre 2013 et 2019. Le layout reste globalement identifiable, mais l’électronique d’éclairage, certains cabinets, les finitions et même le Flying Monkey évoluent selon les générations. The Wizard of Oz doit donc être compris comme une famille de machines ayant progressivement changé avec la maturité industrielle de Jersey Jack Pinball, et non comme une configuration technique absolument figée en 2013.

Architecture matérielle

The Wizard of Oz repose sur une architecture PC associée à plusieurs cartes de contrôle spécialisées. L’ordinateur embarqué exécute le logiciel principal, l’affichage, l’audio et une partie importante de l’interface opérateur, tandis que les cartes dédiées prennent en charge switches, coils, aimants, éclairages et différents mécanismes du playfield. Les configurations historiques utilisent notamment un processeur Intel Celeron, même si l’équipement exact peut varier selon les périodes de fabrication.

Cette organisation donne au software un rôle central. Il ne se contente pas de compter les points ou de lancer des modes, il coordonne les mouvements du Flying Monkey, de la Wicked Witch, de la maison rotative et des portes du château, tout en contrôlant les cinq aimants, les deux VUK, le grand LCD, la Crystal Ball et le réseau RGB. Une seule séquence peut ainsi faire évoluer simultanément la géographie du plateau, l’éclairage, l’audio et le contenu vidéo.

Écran principal

Le backbox reçoit historiquement un écran LCD HD de 26 pouces. Cette dimension correspond au moniteur utilisé et annoncé au moment du développement de The Wizard of Oz. Le constructeur adoptera ensuite des références commercialement désignées comme 27 pouces sur ses productions suivantes, ce qui explique les nombreuses descriptions rétrospectives mentionnant 27 pouces pour toute la première génération JJP. Pour cette machine, la spécification historique documentée reste 26 pouces.

Le display remplace l’ancienne combinaison backglass plus DMD par une grande surface numérique unique capable d’afficher scores, progression, animations, extraits du film et éléments graphiques de présentation. Dès son premier titre, Jersey Jack Pinball fait donc du grand écran une composante structurelle de l’expérience plutôt qu’un simple complément au playfield.

Plateau et architecture mécanique

Le plateau widebody utilise cinq batteurs, quatre pop bumpers, cinq aimants, deux vertical up-kickers, un drop target principal, plusieurs rollovers, une cible rotative, différents scoops et plusieurs systèmes de capture ou de lock. Le jeu peut développer des séquences multibilles allant jusqu’à cinq billes et exploite plusieurs niveaux de hauteur pour répartir ces interactions sans concentrer toute la mécanique au centre.

La géographie générale s’organise autour de Dorothy’s House, Munchkinland, Crystal Ball, Haunted Forest, Wicked Witch, Flying Monkey et Witch’s Castle. Ces destinations occupent chacune une zone immédiatement identifiable et permettent au playfield de matérialiser le trajet vers Oz plutôt que d’utiliser une succession abstraite de modes affichés sur l’écran.

Les cinq batteurs

La machine utilise cinq batteurs répartis entre le playfield principal et les deux mini-playfields. Deux assurent l’essentiel du contrôle dans la partie basse, tandis que les unités supérieures permettent de poursuivre la bille sur des surfaces dédiées et d’ouvrir des angles impossibles à obtenir depuis les seuls batteurs principaux.

Cette architecture transforme les mini-playfields en véritables zones de jeu. La bille n’est pas simplement envoyée sur un plateau supérieur avant de redescendre automatiquement, le joueur conserve une capacité réelle d’action et doit adapter ses tirs à une géographie plus compacte et à des angles différents.

Twister Mini-Playfield

Le Twister Mini-Playfield occupe la partie supérieure droite et s’organise autour de la maison de Dorothy. Un petit batteur permet de maintenir la bille sur cette surface tandis que plusieurs passages construisent la progression autour de la tornade et du voyage vers Oz.

La maison elle-même tourne physiquement. Les passages de bille autour de la structure peuvent déclencher son mouvement et transforment la tornade en véritable mécanique plutôt qu’en simple animation. Les éditions 75th Anniversary et Yellow Brick Road ajoutent ensuite une tornade tridimensionnelle autour de cette zone, enrichissant le décor sans modifier fondamentalement le fonctionnement du mini-playfield.

Munchkinland

Munchkinland occupe une partie importante de la zone supérieure droite et utilise plusieurs lanes et passages pour construire sa progression. Cette portion du playfield fonctionne comme un territoire à part entière et ne se réduit pas à une seule destination.

Un aimant intervient également dans cette région afin de contrôler ponctuellement la bille. La machine peut donc arrêter ou repositionner une trajectoire avant d’activer un autre mécanisme, donnant à Munchkinland un comportement qui dépasse celui d’une simple zone de rollovers.

Flying Monkey

Le Flying Monkey constitue l’un des mécanismes les plus spectaculaires de The Wizard of Oz. Une bille est d’abord amenée dans la position adéquate puis maintenue magnétiquement. Le singe ailé se déplace alors physiquement le long de l’arrière du playfield, vient saisir la bille et la transporte jusqu’à la zone supérieure gauche.

Le mécanisme combine donc détection, magnétisme, mouvement motorisé et transport physique de bille sur une distance importante. Très peu de flippers de production utilisent un toy mobile pour déplacer réellement une bille d’un secteur du plateau vers un autre. Le Flying Monkey devient ainsi l’un des symboles de l’ambition mécanique du premier Jersey Jack Pinball.

Cette fonction disparaît toutefois de la Yellow Brick Road Limited Edition de 2019. La suppression du Flying Monkey constitue une véritable différence fonctionnelle de cette série tardive et pas une simple variation esthétique.

Wicked Witch

La Wicked Witch est représentée par un sculpt escamotable capable de surgir directement du playfield lorsque sa séquence devient active. Lorsqu’elle redescend, la zone retrouve une configuration plus ouverte. Le software transforme donc physiquement la destination au fil de la partie.

Deux des cinq aimants sont associés à cette zone et peuvent intervenir directement sur la trajectoire. Le joueur ne doit donc pas seulement toucher une cible, il doit composer avec une zone dont la physique peut changer lorsque la Witch est active. Sculpture mobile et magnétisme travaillent ainsi ensemble pour construire l’affrontement.

Witch’s Castle Mini-Playfield

Le Witch’s Castle Mini-Playfield occupe la partie supérieure gauche et possède son propre batteur. Plusieurs targets servent à développer les séquences de Rescue et donnent à cette zone une véritable autonomie de jeu avant le retour de la bille vers le plateau principal.

Le château possède également des portes motorisées. Leur ouverture et leur fermeture modifient l’accès aux éléments placés derrière la façade et permettent au software de changer physiquement la configuration du mini-playfield. Un VUK assure l’accès depuis le plateau principal et participe ainsi directement au passage entre les différentes hauteurs.

Winkie Guard Drop Target

Le Winkie Guard Drop Target protège l’accès vers le château. Tant qu’il reste relevé, la trajectoire située derrière est bloquée. Une fois abaissé, le joueur ouvre l’accès au VUK qui propulse la bille vers le Witch’s Castle Mini-Playfield.

Cette cible fonctionne donc comme une véritable porte mécanique. Le joueur ne valide pas seulement un switch avant de recevoir automatiquement un mode, il modifie physiquement l’accès à un niveau supérieur du plateau.

Haunted Forest

La Haunted Forest occupe la partie gauche du playfield et utilise trois pop bumpers intégrés dans des arbres sculptés. La bille rebondit rapidement entre ces trois mécanismes avant d’être redistribuée vers les trajectoires voisines.

Les arbres donnent à la zone une forte présence tridimensionnelle tout en laissant parfaitement lisible la fonction mécanique des bumpers. La sculpture ne masque donc pas le pinball traditionnel, elle l’habille et lui donne une identité directement rattachée à la licence.

State Fair Balloon Bumper

Le quatrième pop bumper est installé dans la partie gauche basse et prend la forme du State Fair Balloon Bumper. Sa position le distingue clairement de la banque regroupée dans la Haunted Forest.

Cette zone participe notamment à There’s No Place Like Home et donne une véritable fonction à une région proche du bas du playfield. Une portion généralement associée au danger du drain peut ainsi devenir un espace actif de progression.

Crystal Ball

La Crystal Ball contient un véritable petit écran LCD rétroéclairé. Les images sont réfractées par la boule et donnent l’impression que les animations apparaissent directement à l’intérieur du toy.

Ce second dispositif vidéo fonctionne indépendamment du grand LCD du backbox et utilise des contenus pré-rendus appelés par le software au moment approprié. La Crystal Ball représente ainsi l’une des premières intégrations modernes d’un écran directement dans un élément du playfield sur une machine de production.

Les cinq aimants

The Wizard of Oz utilise cinq aimants dont les fonctions ne sont pas identiques. Certains perturbent directement la trajectoire de la bille, d’autres servent à la maintenir suffisamment précisément pour permettre l’intervention d’un mécanisme motorisé comme le Flying Monkey.

Cette diversité rend également leur maintenance plus complexe. Une séquence magnétique dépend à la fois de la détection de bille, de l’alimentation de l’aimant, de son action physique et du mécanisme associé. Un problème peut donc produire des symptômes très différents selon la fonction concernée.

VUK, captures et circulation

Deux VUK assurent le transfert de billes vers différentes zones supérieures. Ils permettent au software de reprendre une bille depuis une position basse puis de la propulser vers un mini-playfield ou une nouvelle trajectoire.

La machine utilise parallèlement plusieurs scoops et systèmes de lock ou de capture. Cette organisation permet de faire disparaître momentanément la bille du plateau principal puis de la restituer ailleurs, donnant au widebody une seconde couche de circulation au-delà de ses trajectoires visibles.

Éclairage RGB

The Wizard of Oz généralise l’usage des LED RGB bien avant que cette technologie ne devienne standard sur une grande partie de l’industrie. Un même insert peut changer de couleur selon le mode, la progression ou la fonction active.

Cette flexibilité donne au software une capacité de mise en scène nettement supérieure aux systèmes à couleurs fixes. Le plateau peut changer profondément d’ambiance tout en réutilisant les mêmes inserts pour communiquer plusieurs états de jeu.

Générations de cartes RGB

L’histoire de The Wizard of Oz est également marquée par plusieurs générations de cartes d’éclairage. Les premières machines utilisent des cartes RGB 5 V, puis apparaissent des versions 7,5 V et différentes révisions bufferisées destinées à améliorer la fiabilité du réseau.

Le système est ensuite entièrement repensé pour la génération communément appelée 2.0. Cette nouvelle architecture évite qu’une seule défaillance dans la chaîne de communication prive plusieurs cartes situées en aval. Les machines construites après le 15 décembre 2016 utilisent directement cette génération, tout comme la Yellow Brick Road Limited Edition de 2019.

Cette évolution rend la date de fabrication essentielle lors de la maintenance. Deux Wizard of Oz visuellement très proches peuvent utiliser des lamp boards incompatibles et ne doivent donc pas recevoir arbitrairement les mêmes pièces.

Audio

La machine utilise une architecture audio numérique stéréo associée à plusieurs haut-parleurs. Musiques, dialogues du film, effets et contenus conçus spécifiquement pour le flipper sont mélangés par le système informatique.

Chris Granner et Rob Berry signent la musique et le sound design. La machine dispose également de possibilités d’écoute externe ou au casque selon les configurations, donnant dès cette première génération JJP une attention particulière à l’expérience audio domestique.

Cabinet widebody

Le cabinet widebody répond directement à la densité de la machine. Deux mini-playfields, cinq batteurs, quatre pop bumpers, cinq aimants, les toys motorisés et les différentes zones de circulation auraient été beaucoup plus difficiles à répartir dans un format standard.

Les premières productions utilisent notamment une impression directe de l’artwork sur le bois, tandis que certaines machines plus tardives adoptent des decals. Cette évolution constitue une autre raison pour laquelle deux exemplaires de The Wizard of Oz peuvent différer matériellement malgré un layout globalement identique.

Vitre

L’équipement en vitre anti-reflet dépend de l’édition. L’Emerald City Limited Edition reçoit l’Invisiglass d’origine, tandis que les premières Standard peuvent en être dépourvues.

La 75th Anniversary Edition est proposée avec Invisiglass disponible en supplément lors de son lancement, ce qui signifie que la présence actuelle d’une vitre anti-reflet ne permet pas de déterminer automatiquement la configuration usine d’origine. La Yellow Brick Road Limited Edition reçoit pour sa part l’Invisiglass de série.

Shaker Motor

Le shaker motor suit lui aussi une logique propre à chaque édition. Il est installé d’origine sur l’Emerald City Limited Edition et la 75th Anniversary Edition, tandis qu’il constitue un équipement optionnel sur les premières Standard.

La Yellow Brick Road Limited Edition reçoit également un shaker motor, confirmant son intégration progressive comme équipement standard sur les éditions tardives les plus équipées de la machine.

Standard Edition

La Standard Edition apparaît dès avril 2013 et se reconnaît notamment à son armure argentée et à son topper historique consacré à Emerald City. Les premières machines portent une numérotation x/1000 sur l’apron.

Cette donnée doit toutefois être interprétée correctement. Le run initial numéroté sur 1 000 est établi, mais des Standard plus tardives apparaissent sans conservation de cette plaque. Le chiffre de 1 000 décrit donc solidement la première série numérotée sans suffire à définir avec certitude le nombre total de toutes les Standard produites pendant la longue carrière industrielle du modèle.

Emerald City Limited Edition

L’Emerald City Limited Edition, ou ECLE, est limitée à 1 000 exemplaires. Elle reçoit une plaque numérotée et constitue la première grande série limitée de Jersey Jack Pinball.

Son armure Emerald Green, son traitement graphique spécifique, son topper, l’Invisiglass et le shaker motor la distinguent immédiatement de la Standard. Les cabinets historiques de cette édition appartiennent également à la période où les illustrations sont imprimées directement sur le bois.

75th Anniversary Edition

La 75th Anniversary Edition est annoncée à la fin de 2013 et produite à partir de 2014 pour célébrer les 75 ans du film. Son run est associé à 1 500 exemplaires.

Elle reçoit une armure Ruby Red, un nouveau topper et plusieurs ajouts tridimensionnels sur le playfield, dont les murs du château, une tornade sculptée, un traitement spécifique autour des Rainbow Targets et un Toto sculpté. Le shaker motor appartient à sa configuration, tandis que l’Invisiglass était initialement proposé en supplément.

Rescue Edition

La Rescue Edition constitue l’une des variantes les plus rares. Elle est créée après la faillite d’un distributeur australien qui avait laissé plusieurs acheteurs sans les machines déjà précommandées. Jersey Jack Pinball développe alors une petite série destinée à soutenir ces clients.

Vingt-deux exemplaires avaient initialement été envisagés, mais 20 machines sont finalement produites. Cette série relève donc d’un contexte commercial particulier et doit être distinguée des grandes éditions commercialisées normalement.

Yellow Brick Road Limited Edition

La Yellow Brick Road Limited Edition est dévoilée en mars 2019 et compte 200 exemplaires produits. Elle adopte une armure jaune pailletée, des wireforms assortis, un nouvel artwork, un playfield intégrant des effets scintillants, un apron en bois, un topper spécifique, l’Invisiglass, le shaker motor et la génération 2.0 du système d’éclairage.

Elle reprend également plusieurs améliorations visuelles introduites avec la 75th Anniversary, dont la tornade tridimensionnelle, Toto et les murs du château. Sa différence fonctionnelle majeure reste la suppression du Flying Monkey, ce qui modifie réellement une séquence historique du layout original.

Green Edition

Une petite Green Edition apparaît également autour de 2015 dans le réseau de distribution. Elle reprend plusieurs codes visuels de l’Emerald City Limited Edition mais utilise un cabinet à decals et un apron métallique différent des ECLE originales.

Elle ne doit donc pas être confondue avec les 1 000 Emerald City Limited Edition numérotées. Il s’agit d’une variante tardive et beaucoup plus restreinte utilisant une présentation verte similaire mais une construction différente.

Pindemption

Jersey Jack Pinball développe également une configuration Pindemption permettant d’adapter certaines machines à une exploitation avec tickets de redemption. Le système associe logiciel et câblage spécifiques pour commander un distributeur de tickets.

Cette version ne constitue pas un nouveau layout mais montre la souplesse de l’architecture PC, capable d’intégrer après coup une fonction opérateur très différente d’une utilisation domestique traditionnelle.

Prototypes

Plusieurs prototypes ont quitté l’environnement de développement et se trouvent aujourd’hui dans des collections privées. Certains portent un suffixe P dans leur numéro de série ou présentent des différences matérielles visibles.

Leur compatibilité avec les versions logicielles modernes n’est pas toujours complète. Ils doivent donc être considérés comme des configurations spécifiques et ne pas être maintenus systématiquement selon les procédures destinées aux machines de production.

Logiciel et mises à jour

The Wizard of Oz reste pris en charge par l’environnement logiciel Jersey Jack Pinball et peut être réinstallé ou mis à jour par USB. Une installation complète utilise une clé d’au moins 8 Go, tandis que les supports dépassant 32 Go ne sont pas recommandés.

La version publique de référence documentée est la 8.02. Jersey Jack maintient également les packages Full Install, Delta Upgrade et le manuel Rev. 3.5 de décembre 2016.

Diagnostics

Le menu opérateur permet de tester switches, coils, lampes, aimants et différents sous-systèmes mécaniques. Cette fonction est indispensable sur une machine où Flying Monkey, maison rotative, Wicked Witch, portes du château, VUK et aimants doivent tous rejoindre précisément leurs positions attendues.

Une anomalie mécanique peut facilement ressembler à un problème logiciel lorsque le code n’obtient pas le changement d’état attendu d’un switch. L’identification de la génération des cartes RGB constitue également une étape obligatoire avant toute intervention électrique.

Maintenance

La densité mécanique de The Wizard of Oz impose un entretien particulièrement méthodique. Les deux mini-playfields compliquent l’accès à certaines zones et les mécanismes mobiles ajoutent plusieurs points d’inspection spécifiques.

Flying Monkey, maison rotative, Wicked Witch, portes du château, VUK et aimants doivent conserver une liberté de mouvement et des alignements précis. La maintenance électronique doit parallèlement commencer par l’identification de l’année et de la génération du système RGB, car cette donnée conditionne directement la compatibilité des pièces.

Fabrication

Les premières machines sont fabriquées à Lakewood, dans le New Jersey. The Wizard of Oz combine cabinet widebody, architecture informatique, grand écran LCD, écran secondaire Crystal Ball, cinq batteurs, quatre pop bumpers, cinq aimants, deux mini-playfields et plusieurs mécanismes motorisés.

La durée de production conduit ensuite à des transformations dans les cabinets, lamp boards, ordinateur, implantation électronique et finitions. Cette évolution industrielle impose de documenter chaque exemplaire avec son édition et sa date de fabrication plutôt que de considérer toute la gamme comme techniquement uniforme.

Production

La production globale ne peut pas être résumée par un chiffre unique. L’Emerald City Limited Edition possède un run établi de 1 000 exemplaires, la 75th Anniversary Edition de 1 500, la Rescue Edition de 20 et la Yellow Brick Road Limited Edition de 200.

La Standard demande davantage de prudence. Le premier run est numéroté sur 1 000 exemplaires, mais la production continue ensuite et toutes les machines tardives ne conservent pas cette organisation. Le chiffre de 1 000 correspond donc au run initial documenté et ne doit pas être transformé artificiellement en total absolu de toutes les Standard jamais assemblées.

Prix

L’histoire tarifaire varie fortement selon les éditions et les années. La 75th Anniversary Edition est notamment annoncée à 9 000 USD lors de sa présentation en 2013.

La Yellow Brick Road Limited Edition atteint 11 500 USD lors de son lancement en 2019. Pour la Standard et l’Emerald City Limited Edition, plusieurs tarifs coexistent entre précommandes, lancement et phases plus tardives de production, il serait donc incorrect de réduire toute leur carrière à un prix unique.

Équipe de création

Joe Balcer signe le game design de The Wizard of Oz. Keith P. Johnson et Ted Estes développent le software, tandis qu’Eric Meunier intervient sur l’ingénierie électronique. Mark Weyna et Bryan Hansen participent notamment aux développements mécaniques.

Jerry Vanderstelt, Greg Freres et Matt Riesterer réalisent une partie importante de l’environnement graphique et des sculptures, tandis que Jean-Paul de Win prend en charge les animations du grand écran LCD. Chris Granner et Rob Berry signent la musique et le sound design. Dennis Nordman participe notamment au modèle original de la maison et au concept initial de la Wicked Witch.

Place dans l’histoire de Jersey Jack Pinball

The Wizard of Oz établit dès la première machine presque toutes les grandes ambitions de Jersey Jack Pinball : grand écran, cabinet large, règles profondes, RGB généralisé, architecture PC, toys motorisés, magnétisme, audio ambitieux et plusieurs niveaux de jeu. Les machines suivantes affineront ces choix, réduiront parfois leur complexité ou déplaceront certains systèmes, mais la direction générale est déjà entièrement visible en 2013.

Sa longue carrière industrielle lui donne également une place particulière. Elle traverse plusieurs générations de cartes d’éclairage, plusieurs méthodes d’impression de cabinet et plusieurs éditions sans abandonner son layout fondamental. Peu de machines modernes permettent d’observer aussi clairement l’évolution technique d’un constructeur au sein d’un même titre.

Synthèse technique PX

Caractéristique

The Wizard of Oz

Fabricant

Jersey Jack Pinball

Première production

Avril 2013

Lieu de production initial

Lakewood, New Jersey, USA

Position catalogue

Première machine JJP

Licence

The Wizard of Oz, film de 1939

Game Design

Joe Balcer

Software

Keith P. Johnson / Ted Estes

Electronics / Engineering

Eric Meunier

Cabinet

Widebody

Joueurs

Jusqu’à 4

Architecture

PC + cartes de contrôle

CPU historique

Intel Celeron

Écran principal

LCD HD 26"

Écran secondaire

LCD intégré à la Crystal Ball

Playfield principal

1

Mini-playfields

2

Batteurs

5

Pop bumpers

4

Aimants

5

VUK

2

Drop target principal

1

Scoops documentés

2

Ball locks documentés

2

Spinning target

1

Multibille

Jusqu’à 5 billes

Flying Monkey

Transport mécanique de bille

Spinning House

Oui

Wicked Witch

Escamotable

Witch’s Castle

Mini-playfield

Castle Doors

Motorisées

Twister

Mini-playfield

Haunted Forest

3 pop bumpers

State Fair Balloon

1 pop bumper

Crystal Ball

LCD intégré

RGB Lighting

Oui

Premières lamp boards

5 V

Générations intermédiaires

7,5 V / bufferisées

Lamp boards tardives

2.0

Machines post-15/12/2016

Lighting 2.0

Standard Edition

Run initial numéroté sur 1 000

Emerald City LE

1 000

75th Anniversary

1 500

Rescue Edition

20

Yellow Brick Road LE

200

Flying Monkey YBR

Supprimé

Shaker Motor

Selon édition

Invisiglass

Selon édition

Logiciel officiel

8.02

Manuel de référence

Rev. 3.5, décembre 2016

75th Anniversary MSRP

9 000 USD

YBR LE MSRP

11 500 USD